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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 18:13

La Commission européenne a annoncé ce 28 avril avoir conclu avec le plus grand pays d'Amérique centrale un accord qui lèvera la quasi-totalité des droits de douane sur les produits échangés avec l'UE. Les agriculteurs français et les défenseurs de l'environnement s'inquiètent des conséquences de cet énième traité de libre-échange.

Peut-être y aura-t-il un "monde d'avant" et un "monde d'après" le coronavirus, mais l'Union européenne semble elle bien décidée à ne pas changer. Alors que l'attention de tous se porte sur la meilleure manière de gérer la pandémie qui frappe la planète, l'UE vient d'annoncer ce 28 avril avoir conclu "les derniers points en suspens" d'un accord de libre-échange avec le Mexique.

Le commissaire chargé du Commerce, l'Irlandais Phil Hogan, plastronne : "Ces derniers temps, la lutte que nous menons dans la crise du coronavirus mobilise toute notre énergie, mais nous avons aussi fait progresser notre programme en faveur d'un commerce ouvert et équitable, qui n'a rien perdu en importance."

L'UE et le Mexique avaient déjà conclu un deal au début des années 2000, mais les bases du nouvel accord sont bien plus ambitieuses : la quasi-totalité des échanges de biens entre les membres de l'organisation supranationale et le pays d'Amérique centrale seront exemptés de droits de douane, et notamment les produits agricoles, une nouveauté.

L'UE exhibe tout son enthousiasme dans la présentation de l'accord négocié par la Commission européenne, louant "l'immense potentiel du Mexique pour que les entreprises de l'UE augmentent leurs exportations", prédisant une baisse du prix des produits mexicains en Europe et l'arrivée massive de denrées du Vieux Continent dans le sens inverse, grâce à l'abaissement des barrières, tarifaires ou non.

Au-delà des objectifs commerciaux, l'accord poursuit des objectifs purement idéologiques : "Conclure un accord neuf et modernisé enverrait au monde le message puissant que le Mexique et l'UE rejettent tous deux le protectionnisme", avance la Commission européenne.

Inquiétude des agriculteurs français

En parallèle de cette rhétorique triomphaliste, l'UE apparaît également attachée à répondre aux inquiétudes déclenchées par sa politique, qu'elle balaie méthodiquement dans son document de présentation. "L'accord n'aura aucun effet sur les services publics comme la santé ou l'éducation", peut-on ainsi lire, tout comme la promesse que les normes européennes pour les produits alimentaires ne seront pas affectées.

"L'accord n'exigera pas des gouvernements européens qu'ils privatisent toute entreprise possédée par l'Etat ou baisse la qualité des services publics", insiste l'UE ; des exigences certes probablement absentes du texte avec le Mexique, mais qui entrent toutefois dans la logique des traités européens.

Face aux critiques sur l'opacité des négociations des accords de libre-échange, enfin, la Commission indique qu'elle a opéré "au nom de l'UE, en conformité avec les recommandations données par les gouvernements des Etats-membres" et en contact permanent avec eux.

L'UE est en revanche beaucoup moins bavarde au sujet des avantages obtenus par le Mexique dans l'accord. A lire le document fourni par la Commission de Bruxelles, on peut en effet penser que seuls les pays européens retireront des bénéfices du futur traité. Ainsi, il est indiqué que l'UE exige du Mexique qu'il "abolisse ses tarifs douaniers sur les biens importés d'Europe" et rende la tâche des entreprises de l'UE plus aisée. Mais rien, ou presque, n'est écrit concernant les avantages obtenus par le Mexique en échange de telles concessions.

Pourtant, du côté des agriculteurs français, instruits par les conséquences désastreuses des précédents accords de libre-échange sur leurs conditions de vie, l'inquiétude est déjà vive : Interbev, l'association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes, a publié un communiqué alertant sur "l'ouverture du marché européen à 20.000 tonnes de viandes bovines mexicaines à droits de douane très réduits", une décision qualifiée de "scandale" puisque d'après le syndicat "ces viandes étaient jusqu'à aujourd'hui interdites sur le sol européen en raison de leur non-conformité aux normes sanitaires de l'UE.

" De son côté, la Coordination rurale prévoit que "l’importation de plusieurs milliers de tonnes de produits issus de l’élevage" ait pour conséquence de "détruire l’équilibre économique des éleveurs français". Emmanuel Maurel, député européen membre de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), soupire : "Comme on le craignait, la Commission européenne semble n’avoir tiré aucune leçon des graves crises que nous traversons. Déjà très frappés par les accords de libre-échange précédant, les paysans des deux bords vont être mis encore davantage en concurrence avec les produits de l’agrobusiness."

Une occasion pour Emmanuel Macron ?

L'accord de libre-échange ne met pas seulement en danger les agriculteurs. Les risques sur l'environnement sont également élevés, puisque le libre-échange accroît l'intensité des flux de marchandises, le cas échéant d'un continent à l'autre.

L'intensification des activités productives a également des conséquences négatives sur la biodiversité : le Mexique en est un exemple particulièrement illustratif, puisque le pays a vu fleurir des "maquiladoras", usines de montage exemptées de droits de douane assemblant des biens importés avant de les exporter. L'installation d'usines polluantes, notamment par des multinationales, a aussi eu des effets calamiteux, sur la pollution et la distribution de l'eau.

La Commission européenne se fait très timide sur le volet environnemental de l'accord de libre-échange avec le Mexique : même si elle indique que le futur traité ne doit pas instituer "une course au moins-disant" en matière d'écologie, et que les deux parties se sont engagées à "promouvoir le développement durable" et "conserver la biodiversité", aucun élément de contrainte obligatoire n'est mentionné s'agissant de l'environnement.

L'accord est toutefois loin d'être entré en vigueur. A la fin des négociations, il sera publié sur le site de la Commission européenne et devra être approuvé par les gouvernements des Etats membres de l'UE, le Parlement européen, le Sénat mexicain… et les parlements de chaque pays de l'UE.

Voilà peut-être une occasion pour Emmanuel Macron de prouver que ses prises de position en faveur d'une reconquête de la souveraineté française ne relèvent pas que de la pure rhétorique ; "Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie au fond, à d'autres, est une folie", a récemment déclaré le président français au Financial Times.

Dans le même journal, le commissaire européen au Commerce Phil Hogan a affirmé le 23 avril : "L’autonomie stratégique ne signifie pas que nous devons faire de l’auto-suffisance notre objectif." Les visions de la France et de la Commission européenne sur ce sujet apparaissent aux antipodes, reste à savoir si cette opposition théorique se traduira en actes.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International Europe
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 17:06

Les dirigeants de la Silicon Valley ont désormais l’habitude d’être reçus comme des chefs d’État de par le monde, attestant non seulement d’un poids économique vertigineux, mais aussi de leur capacité à faire et défaire les rois par la maîtrise des données captées. Les démocraties vont-elles s’effacer devant les datacraties?

Les souverains numériques, plus puissants que les dirigeants élus? Le Président Jair Bolsonaro a récemment fait les frais de ce basculement le 29 mars 2020. Ce jour-là, deux tweets (des messages courts limités à 280 caractères) émanant du compte officiel du chef de l’État brésilien ont purement et simplement été supprimés, non de sa propre main, mais par décision de Twitter.

Le service de messagerie américain les a déclarés contraires à sa politique et aux consignes de santé publique. Le Président de ce pays avait en effet publié des vidéos de sa personne à la rencontre de la foule, et ce alors que le gouvernement, à commencer par son ministre de la Santé, préconisait le confinement généralisé.

L’histoire ne s’arrête pas là, puisque Facebook et Instagram décidèrent à leur tour de retirer toute publication contraire à leurs conditions d’utilisation (pour précision, Instagram appartient au groupe Facebook).

Que l’on compare rapidement le PIB du Brésil à la capitalisation de ces trois géants d’Internet: 1.868 milliards de dollars américains contre 21 milliards et 510 milliards pour Twitter et Facebook/Instagram, respectivement.

Conclusion: ces trois sociétés représentent à elles seules 28% du PIB du Brésil, première puissance économique et démographique du continent sud-américain. Pour rester dans la même zone géographique, leur capitalisation cumulée serait même supérieure au PIB du Chili ou de l’Uruguay.

Comparaison n’est pas raison, mais celle-ci permet d’expliquer que les recettes des GAFAM (Google-Amazon-Facebook-Apple-Microsoft) et autres NATU (Netflix-AirBnb-Twitter-Uber) générées par leur cœur de métier –fondé sur l’agrégation, le traitement et la revente des données– les imposent comme des acteurs économiques de premier plan.

En outre, leur place incontournable dans le secteur de l’information leur attribue un rôle stratégique, au point de convertir de nombreuses personnalités influentes du monde des affaires, de la politique, de la mode ou de la science à s’exprimer plus largement et facilement grâce à leurs outils.

Or, l’installation et l’utilisation de ces outils doit préalablement s’effectuer par l’acquiescement des conditions générales d’utilisation –rarement lues– et par le risque –rarement explicite– d’être profilé par des officines du renseignement.

Un canal jugé indispensable pour se faire entendre et/ou voir

Le cas Bolsonaro est en ce sens symptomatique: ce personnage élu par le peuple d’une démocratie de 211 millions d’habitants a été censuré comme un utilisateur ordinaire. La controverse n’est pas de déterminer si les propos de cet homme politique étaient justifiés ou non –ce point incombe aux chercheurs, aux experts, aux élus ou encore aux électeurs–, mais de définir si un réseau social peut censurer un représentant politique sur la base de ses propres clauses d’utilisation du service ?

Rappelons qu’il s’agissait du compte officiel du Président du Brésil. Un compte qu’il est possible de suivre, de masquer et même de bloquer dans sa liste de diffusion, mais un compte officiel malgré tout. On peut citer une mésaventure identique survenue à Nicolas Maduro, Président du Venezuela, lui aussi censuré sur le site de microblogging le 25 mars 2020.

Il n’y a d’ailleurs pas que des personnalités qui sont victimes de ces décisions des réseaux sociaux: des groupes sont supprimés –modérés est le terme souvent usité– de manière identique. L’émoi qui s’ensuit généralement est la démonstration du rôle central occupé par ces firmes sur un canal jugé indispensable pour se faire entendre et/ou voir.

La procédure de «modération» s’effectue généralement par des algorithmes (même si les algorithmes peuvent aussi «dérailler» et censurer des contenus a priori légitimes) suppléés par des petites mains accrochées à leur souris et les yeux rivés sur l’écran. Ces nettoyeurs du Net appliquent une charte de retrait des publications selon des critères stricts et américanocentrés, selon lesquels, par exemple, la violence est plus facilement tolérée que la nudité.

Signe des temps et du rapport de force, les États sont contraints d’adresser des demandes aux sociétés en question, généralement placées sous droit californien. Requêtes que ces dernières sont libres de valider ou de refuser en fonction de leur bon vouloir.

Et même si très majoritairement, ces requêtes sont acceptées, il n’en demeure pas moins que les États sont démunis et en sont réduits à adresser, comme des vassaux, leurs listes de suppliques à ces entreprises conscientes de leur statut incontournable dans la guerre de l’information. Le pouvoir du peuple, la démocratie, serait-il donc assujetti à celui des données numériques, la datacratie?

L’acceptation d’une soumission technique

C’est si vrai que cette vassalisation est non seulement acceptée, mais parfois renforcée par les mesures législatives de certains pays qui, loin de s’atteler à recouvrer une souveraineté numérique, préfèrent opter pour une censure toujours plus extensive et intensive.

Ainsi en Allemagne, la Netzwerkdurchsetzungsgesetz de 2017 –surnommée Facebook Act– ou en France, la Loi contre les contenus haineux sur Internet –dite loi Avia, du nom de la députée de la majorité présidentielle qui l’a portée–, proposée, mais non encore votée en raison de l’épidémie de SARS-CoV2, donnent la possibilité aux sociétés propriétaires des réseaux sociaux de s’ériger en juge au nom de la puissance publique.

Un constat alarmant dressé par de nombreuses personnalités et organisations, comme le Conseil national du numérique, qui s’inquiètent de l’absence de garanties d’indépendance des plates-formes ainsi adoubées.

Ces lois sont à la fois l’acceptation d’une soumission technique à des tiers sous le paravent d’une législation nationale et l’effacement de la liberté d’expression au prétexte d’abus de celle-ci.

Ce genre d’attitude est généralement révélateur de pays malhabiles, s’évertuant à punir leur population pour masquer leurs propres turpitudes. Et pendant ce temps, les nouvelles puissances numériques progressent en adeptes et en crédibilité au détriment des puissances étatiques: l’activisme en pleine pandémie de leurs plates-formes ne saurait être assimilé à de la philanthropie. La nature a horreur du vide.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International Politique internationale
17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 21:00

Des hélicoptères de l’armée américaine ont évacué de «larges boîtes» remplies de l’or pillé par Daech* en Irak comme en Syrie, à en croire l’agence officielle syrienne SANA.

Les forces américaines toujours présentes en Syrie ont utilisé des hélicoptères pour transporter «les butins» accumulés par les terroristes de Daech*, affirme l’agence de presse officielle syrienne SANA.

L’agence se réfère à des «sources locales» qui racontent que de «larges boîtes» contenant les richesses pillées par les djihadistes ont été chargées dans des hélicoptères états-uniens dans la zone d’al-Dachicha située dans la province de Hassaké (nord-est).

Selon ces sources, les boîtes en question renfermaient d’importantes quantités d’or convoyées par les terroristes à al-Dachicha depuis Mossoul ainsi que «d’autres régions syriennes».

Toujours d’après SANA, des hélicoptères de l’armée américaine ont atterri à al-Dachicha ainsi qu’à Hadjin dans la région de Deir ez-Zor (sud-est) avec à leur bord plusieurs chefs de guerre de Daech* qui s’étaient rendus aux Américains. Pour l’agence, Washington a conclu avec les djihadistes une entente qui a permis de «sauver les vies de centaines de chefs de guerre et experts de l’organisation terroriste».

 

* Organisation terroriste interdite en Russie

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 12:44

Affirmant qu'aucun des Etats membres de l'Union européenne n'osait s'opposer aux volontés de Washington de déployer des missiles sur son territoire, le président russe a comparé le mode de fonctionnement de l'UE à celui de l'URSS

A l'occasion d'une conférence de presse tenue le 15 février à Sotchi, le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé sur la question des missiles américains en Europe, sujet selon lui étroitement lié à celui de la souveraineté des Etats de l'Union européenne.

«Croyez-vous qu'un des pays européens veuille voir des missiles balistiques à moyenne portée américains déployés en Europe ? Aucun d'eux n'en veut, mais ils préfèrent se taire», a-t-il assuré, avant de s'interroger : «Où est leur souveraineté ?»

Selon le président russe, c'est cela qui expliquerait que l'Union européenne contraigne des Etats, y compris contre leur intérêt, à se plier aux volontés américaines. Comparant Bruxelles au politburo de l'URSS, il a estimé que, de la même manière que ce dernier décidait du sort des  Républiques soviétiques, l'UE imposait sa politique à ses Etats membres. 

Toutefois, l'analyse de Vladimir Poutine ne concernait pas exclusivement les Etats européens, mais l'ensemble des Etats du monde. «Les pays totalement indépendants n'existent pas», a-t-il estimé, soulignant que «le monde moderne est un monde d'interdépendance». 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 02:13

Tandis que le premier ministre Manuel Valls est présentement en visite au Canada, de nombreux Québécois ignorent qu'a déjà débuté la course à la présidentielle française de 2017.

Pour ceux qui ne suivent pas de près la politique française, rappelons que le présent gouvernement socialiste de François Hollande bat des records d'impopularité. De nombreux commentateurs de la vie politique française prévoient une débandade monumentale pour le Parti socialiste auquel appartient M. Valls.

(...)  Remarquons par ailleurs que M. Valls entreprend sa visite au Canada par une rencontre bien sentie à Ottawa où il rencontrera le premier ministre Justin Trudeau, coqueluche de tout le gratin mondialiste actuel. ET POUR DISCUTER DU CETA ????

C'est dans un second temps seulement qu'il daignera rencontrer Philippe Couillard, pourtant premier ministre du seul État francophone d'Amérique du Nord. On est effectivement bien loin de la grandeur du Général de Gaulle qui avait saisi tout l'intérêt qu'avait la France de voir émerger un État québécois souverain. Une raison supplémentaire pour le Parti québécois de remettre en question son indéfectible amitié avec le Parti socialiste français.

Gageons sans trop prendre de risque que Manuel Valls sera reçu avec beaucoup plus d'égard que Marine Le Pen qui avait visité le Québec en mars dernier.

Et pourtant, contrairement à ce que laisse penser l'hystérie médiatique, les propositions de Mme Le Pen n'ont rien de radicales comparées à celles du gouvernement socialiste de M. Valls. En fait, ce qui est radical, c'est le désastre de la politique du gouvernement français actuel.

  • Ce qui est radical c'est l'incapacité du gouvernement socialiste à fermer la jungle de Calais, un bidonville à ciel ouvert où ne règne plus l'État de droit.
  • Ce qui est radical c'est la destruction de la Libye et la Côte d'Ivoire, approuvée par le parti socialiste, causant ainsi une déstabilisation de l'Afrique et accélérant le désastre migratoire.
  • Ce qui est radical, c'est le financement par l'État français du Jabhat Al-Nusra syrien, groupe ayant prêté allégeance à Al-Qaïda et commettant des attentats islamistes en Syrie.
  • Ce qui est radical, c'est le soutien fanatique à l'Union européenne par le Parti socialiste qui refuse de rétablir les frontières nationales alors que le pays connaît une vague d'attentats islamistes organisés de l'extérieur du pays.

Marine Le Pen tient des propos pleins de bon sens sur les questions de souveraineté monétaire, de lutte à l'islamisme, de réduction de l'immigration massive et de patriotisme économique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle caracole en tête des plus récents sondages. Son élection à la tête de la France représente une chance pour ce pays de se sortir du cercle infernal de l'alternance entre une droite et une gauche qui, au fond, appliquent les mêmes politiques décidées par les non-élus de la Banque centrale européenne.

Mais, l'élection de Mme Le Pen à la présidentielle de 2017 ne représente pas qu'une chance pour la France. C'est aussi une chance pour le Québec.

En tant que souverainiste française souhaitant en finir avec le fédéralisme de l'Union européenne, elle comprend tout à fait le combat que mènent les Québécois afin d'atteindre leur souveraineté nationale. Lors de son appel de Québec, évidemment étouffé par les médias de masse terrifiés par sa simple présence, Marine Le Pen a appelé les pays francophones à cesser de « subir la mondialisation ultralibérale et ses dogmes, qui déstabilisent les identités nationales, les équilibres économiques et sociaux ».

Elle a également démontré sa volonté d'assurer « le renforcement des législations linguistiques nationales, la publication en français des travaux issus de la recherche médicale et scientifique publique, la traduction systématique en français des publications scientifiques internationales, le respect strict de la langue française dans les institutions internationales ».

Grâce à la diplomatie patriote menée par le Collectif Mer et Francophonie (COMEF), Marine Le Pen tisse des liens avec tous les souverainistes de la francophonie. Elle veut mettre en place un Fonds Francophone d'Investissement, une « institution multilatérale au service d'un développement coprofitable au sein du monde francophone (financement de projets d'intérêt général dans les infrastructures, l'énergie et les prises de participation au capital de petites entreprises) ».

Bien loin des clichés qui entourent sa candidature, la présidente du FN a une vision internationale très lucide du rôle que doit jouer la France comme contre-modèle à l'hégémonie américaine. C'est une des raisons pour lesquelles un nombre grandissant de Français souhaite la voir accéder au plus haut poste de l'État.

Face au désastre que représente le gouvernement socialiste français, souhaitons aux Français qu'ils fassent le bon choix lors des prochaines présidentielles. Nul besoin d'être un expert en géopolitique pour comprendre que les Québécois auraient tout à gagner de l'élection de Marine Le Pen comme première présidente de la République française.

Pour ceux qui souhaitent participer au comité de soutien de Marine Le Pen en Amérique du Nord, vous pouvez me contacter via horizonquebecactuel.com.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 02:27

http://www.citoyens-et-francais.fr/

Depuis trois mois, la Russie envoie aux Etats-Unis les coordonnées de l’Etat islamique (EI, Daech) et du Front al-Nosra. Toutefois, Washington reste inactif, rapporte l’état-major de l’armée russe.

Les terroristes récupèrent activement en Syrie, la situation se réchauffe, a déclaré le chef d'état-major des forces armées russes Valeri Guerassimov.

"Depuis trois mois, nous envoyons aux Américains les coordonnées de l'EI et du Front al-Nosra, mais nos partenaires américains ne peuvent pas encore décider où se trouvent les membres de l'opposition et où sont les loups garous d'organisations terroristes internationales", a déclaré M.Guerassimov.

 

"En conséquence, les terroristes reconstituent activement leurs forces en Syrie et les choses s'enveniment à nouveau. Mais cette situation ne saurait s'éterniser", a souligné le chef de l'état-major russe.

 

La Russie et les États-Unis ont convenu d'un cessez-le-feu en Syrie à compter du 27 février à minuit. Les frappes contre Daech, le Front al-Nosra et d'autres groupes reconnus comme terroristes par le Conseil de sécurité de l'Onu se poursuivent néanmoins.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 23:10

L'Europe doit trouver elle-même le moyen de ramener les réfugiés dans leurs pays d'origine, estime le premier ministre libyen.

Le gouvernement libyen a refusé de signer un accord autorisant l'Union européenne à renvoyer les réfugiés selon les mêmes modalités que celles appliquées à l'égard de la Turquie.

"Nous n'accepterons pas de voir l'UE nous renvoyer des migrants", a déclaré le premier ministre libyen Faïz Serradj dans une interview à l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag. "L'Europe doit trouver elle-même le moyen de rapatrier les réfugiés", a ajouté le premier ministre.

 

L'année dernière, plus de 150.000 réfugiés sont arrivés en Europe via la Libye dévastée par une guerre civile. Depuis la fermeture de la "route des Balkans", le nombre de migrants clandestins utilisant ce pays pour gagner l'Europe via la Méditerranée ne cesse de grandir.

 

Selon différentes estimations, près d'un million de migrants et de réfugiés se trouvent actuellement en Libye, souligne la radio Deutsche Welle.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 00:26
Les BRICS vont lancer une agence de notation dédiée aux marchés émergents en octobre 2016

Les pays membres du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) prévoient de lancer une agence de notation financière dédiée aux marchés émergents dans le cadre de leurs efforts visant à contrer l'hégémonie occidentale dans le domaine de la finance, rapporte le quotidien Economic Times of India le 16 mai, citant des sources officielles proches du dossier. 

La nouvelle agence de notation, qui fournira également des évaluations du risque de crédit à d'autres pays émergents ou en voie de développement, devrait être officiellement lancée lors du prochain sommet des BRICS prévue en octobre prochain à New Delhi, a-t-on ajouté de même source. 

La création de cette agence a fait l'objet de discussions approfondies lors de tous les sommets des BRICS tenus ces dernières années. Ces cinq pays émergents sont souvent très critiques envers les critères utilisés par les trois plus grandes agences de notation internationales (Moody's, Fitch Ratings et Standard & Poor 's) pour évaluer leurs économies. 

Les grands émergents affirment souvent que les évaluations des trois grandes agences de notation occidentales sont biaisées et partiales. Ils estiment dans ce cadre que les «Big three», qui représentent 90% du marché mondial de la notation financière sont généralement optimistes sur les pays développés et pessimistes en ce qui concerne les pays en développement. 

Les BRICS, qui s'estiment sous-représentées au sein du FMI et de la Banque mondiale, avaient lancé en juillet 2015 leur banque commune de développement et un fonds de réserve, espérant poser la première pierre d'une alternative à l'architecture financière mondiale née des accords de Bretton Woods. Les BRICS représentent 46% de la population de la planète et 19,8% du PIB mondial.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 01:43

Le sommet de l'Asean à Kuala-Lumpur n'a pas abouti à la signature d'une déclaration. Les Etats-Unis ont cherché à formuler des critiques sur la position de Pékin en Mer de Chine méridionale dans le document mais la Chine a réussi à faire prévaloir sa position.

Ashton Carter en visite sur le porte-avions Theodore Roosevelt

Ashton Carter, secrétaire américain à la Défense, s'est rendu jeudi sur le porte-avions Theodore Roosevelt en mer de Chine méridionale. Cette visite officielle pourrait être considérée comme une tentative pour les Etats-Unis de prendre leur revanche sur la Chine après l'échec de Washington dans les négociations à Kuala-Lumpur sur la présence chinoise dans les eaux contestées.

"Ma présence ici, à bord du Theodore Roosevelt en mer de Chine méridionale, est symbolique et montre l'effet stabilisateur de la présence que les Etats-Unis entretiennent depuis des décennies dans cette région du monde", a déclaré M. Carter, qui était accompagné du ministre malaisien de la Défense.

"Si cette présence est tellement remarquée aujourd'hui, c'est à cause des tensions (…) dues essentiellement au contentieux territorial en mer de Chine méridionale et à l'activité de la Chine au cours de l'année écoulée", cite Reuters reprenant ses propos.

Un échec des Etats-Unis lors du sommet de l'Asean en Malaisie

L'annonce de la visite de M. Carter a eu lieu quelques heures après l'échec de Washington et la victoire politique de la Chine au sommet de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) qui a eu lieu du 3 au 5 novembre dans la capitale malaisienne de Kuala-Lumpur.

Contrairement aux annonces des organisateurs, le sommet n'a pas abouti à la signature d'une déclaration en raison de discordances sur les eaux contestées en Mer de Chine méridionale.

Les Etats-Unis se sont prononcés pour critiquer dans la déclaration les activités de la Chine dans la Mer de Chine méridionale. Mais Pékin a réussi à persuader ses partenaires que cette question ne concernait pas l'ordre du jour du sommet.

Le responsable de l'Institut chinois des questions internationales, Shen Shishun donne une appréciation négative de la non-signature de la déclaration. M. Shishun estime que cette dernière pourrait devenir une plateforme pour la coopération entre les pays de l'Asean et avec leurs partenaires, dont les Etats-Unis et la Chine.

"Mais si ces derniers continuent à imposer leurs opinions lors des réunions de l'Asean, ce sera une mauvaise chose. C'est ainsi qu'on peut enterrer les principes de coopération dans cette région", a-t-il expliqué, interrogé par Sputnik.

La Chine demande au Japon et à l'Australie de ne pas soutenir les patrouilles des USA

Des négociations entre le ministre chinois de la Défense Chang Wanquan et son homologue japonais Gen Nakatani ont eu lieu en marge du sommet de Kuala-Lumpur. M. Wanquan a demandé à Tokyo d'éviter toutes les actions qui puissent rendre la situation en mer de Chine méridionale plus compliquée.

Le ministre chinois a demandé la même chose à la ministre australienne de la Défense Marise Payne. Actuellement, l'Australie permet aux navires américains de contrôler les territoires en Mer de Chine méridionale depuis sa base maritime.

 

La situation reste tendue ces dernières semaines, en mer de Chine du Sud. Le 27 octobre, les forces navales américaines ont dépêché le contre-torpilleur USS Lassen en mission de patrouille au large des îles artificielles chinoises de l'archipel Spratley. Cette manœuvre a provoqué la colère du ministère chinois des Affaires étrangères qui a estimé qu'elle menaçait "la souveraineté de la Chine et ses intérêts sécuritaires".

 

Le litige territorial opposant la Chine et d'autres Etats d'Asie se poursuit depuis plusieurs années. Des revendications sur certains territoires situés en mer de Chine méridionale, notamment les îles Paracels et les îles Spratleys riches en hydrocarbures, ont été émises par la Chine, Taïwan, le Vietnam, les Philippines, Brunei et la Malaisie.

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 17:28

Le Conseil de cette région italienne a adopté une résolution reconnaissant la Crimée comme partie intégrante de la Russie et appelant le gouvernement italien et l’UE à lever les sanctions antirusses imposées en conséquence de la crise en Ukraine.

La résolution a été approuvée par 27 députés sur 51, neuf seulement ayant voté contre, a rapporté le journal d’information Corriere del Veneto.

La résolution présentée par les députés Stefano Valdegamberi et Luciano Sandona, appelle le gouvernement italien à reconnaître la volonté du peuple criméen exprimée lors du référendum de 2014, lors duquel 96% des habitants se sont prononcés pour quitter l’Ukraine et rejoindre la Russie, et à demander la levée immédiate des sanctions antirusses qui «ont [eu un] grave impact [négatif] sur l’économie de la Vénétie».

Elle justifie la reconnaissance du statut actuel de la Crimée en s’appuyant sur la Constitution italienne et les textes internationaux qui approuvent le droit à l’autodétermination des peuples. Le texte critique également la position du deux poids deux mesures adoptée par l’Union européenne (UE) dans son approche de la situation en Crimée, ainsi que l’incohérence de sa politique, en référence au précédent établi par la sécession de Kosovo de la Serbie en 2008.

La résolution n’est pas juridiquement contraignante, mais [elle] aura de profondes conséquences politiques, a promis le co-auteur du document Luciano Sandona dans son interview à TASS. «Cela constitue l’expression de la volonté d’une région italienne aussi importante que la Vénétie. Le gouvernement italien devrait exiger que les sanctions visant la Russie soient immédiatement levées et les liens économiques rétablis pleinement», a noté Luciano Sandona.

Lire aussi : Washington et l’Europe nordique insistent sur la prolongation des sanctions contre la Russie

Des changements à venir ?

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a estimé que cette résolution est un nouveau signe qui montre que la politique de sanctions à l’encontre de la Russie a abouti à une impasse.

«Le vote sur la résolution au Conseil régional de la Vénétie et différents autres processus politiques tels que les sondages d’opinion publique et le référendum néerlandais, tout cela montre que le processus de propagande antirusse dans le contexte de l’Ukraine n’est pas seulement arrivé à une impasse, mais commence à se retourner et contre ceux qui l’ont lancé. Ce n’est que le début», a-t-elle expliqué mercredi au journal Izvestia.

A la fin du mois d’avril, les députés français se sont prononcés contre le prolongement du régime de sanctions imposé à la Russie. Le Parlement français a voté, à l’issue d’un débat houleux, à 55 voix contre 44, l'adoption d’une résolution qui appelle le gouvernement français à ne pas poursuivre les sanctions contre la Russie.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 02:50

Comme prévu, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Ukraine ont tenté tout ce qui était possible (et impossible) de faire pour saboter la tentative russe d’inscrire les organisations de Jeich Al-Islam (Armée de l’Islam) et Ahrar Al-Sham (les hommes libres du Levant) sur la liste des organisations terroristes de l’ONU.

En fait, Jeich Al-Islam et Ahrar Al-Sham, deux puissantes organisations armées ultra-radicales dérivées d’Al-Qaïda et semant mort et désolation en Syrie, bénéficient officiellement de la protection de Washington, Londres, Paris et Kiev. Inimaginable?

Si les motivations des Ukrainiens sont connues et par ailleurs bien puériles, celles animant Américains, Britanniques et Français demeurent fort obscures. Elles contredisent même toute la rhétorique de ces pays concernant la lutte contre le terrorisme et prouve par la même occasion la faillite totale des stratégies suivies jusque là en matière de politique étrangère. « Moi ou le déluge! » On y est.

Désormais, on se moque ouvertement de l’opinion du pauvre citoyen américain ou européen moyen. Lutte contre Al-Qaïda et Daech. Puis protection de ces derniers par tous les moyens possibles.

Qui sont les vraies terroristes en fin de compte?

 

source:https://strategika51.com/2016/05/12/washington-londres-paris-et-kiev-defendent-publiquement-al-qaida/

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 01:20

Alors que la Russie avait décidé, suite à la cessation des hostilités conclue avec les États-Unis, de retirer ses bombardiers de Syrie, elle est contrainte de revenir sur le champ de bataille car Washington poursuit —en violation de ses engagements— la livraison d’armes sophistiquées aux jihadistes, y compris à ceux d’Al-Qaïda et de Daesh. En définitive, le porte-avion Amiral Kuznetsov devrait être déployé en juillet.

             

Bien que la Russie ne possède pas d’avions de cinquième génération, les bombardiers russes ont été très efficaces dans leur campagne d’un semestre en Syrie.

Cependant, après que la Russie et les États-Unis aient convenu de la cessation des hostilités à partir du 27 février 2016, le président Vladimir Poutine avait ordonné un retrait de 46 des 54 à 56 avions Su-24, Su-25, Su-30, Su-34 et Su-35 déployés sur la base aérienne de Hmeymim. Ce retrait a été mal inspiré. En effet, en violation de leurs engagements, les États-Unis ont continué à acheminer des armes sophistiquées aux jihadistes, y compris à ceux d’Al-Qaeda et de Daesh [1]. Du coup, après la libération de Palmyre, l’armée arabe syrienne n’a pas eu la capacité de poursuivre l’offensive contre l’État islamique, à Rakka et Deir ez-Zor [2]. Elle a subi de lourdes pertes face au Front Al Nusra (filiale d’Al-Qaïda en Syrie) dans la région d’Alep.

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En outre, en l’espace d’un mois, l’aviation syrienne a perdu trois avions de combat (MiG-21, MiG-23 et Su-22), abattus dans le nord de la Syrie par les lance-missiles portables sol-air des islamistes introduits en grandes quantités dans le pays après l’entrée en vigueur de la cessation des hostilités. C’est pourquoi l’armée de l’air syrienne ne dépasse pas un maximum de 10 cibles islamistes par jour, ce qui est insuffisant pour les troupes terrestres. L’armée arabe syrienne se retrouve dans une situation délicate, et cependant l’armée russe est restreinte par l’ordre du président Poutine de retirer pour des raisons à la fois budgétaires et économiques les bombardiers de Syrie. Il ne semble pas non plus que la proposition du commandant des forces aériennes de la Russie, le général Viktor Bondarev, de tester en Syrie les nouveaux avions Yak-130 dans des missions d’attaque au sol, ait été acceptée par le Kremlin [3].

La seule option qui ait été couronnée de succès a été le déploiement du seul porte-avions Amiral Kuznetsov dans la mer Méditerranée, près de la côte syrienne. Le problème est que ce porte-avions, entré en 2015 dans une phase de réparation et de modernisation dans les chantiers navals de Sevmaş à Severodvinsk, ne devait être remis à la Marine qu’à la fin de 2016. La mise à niveau signifie adapter le porte-avions pour le faire fonctionner avec les nouveaux MiG-29 K/KUB, au lieu de des anciens Su-33. Les pilotes du porte-avions se sont entrainés l’année dernière pour le décollage et l’atterrissage du MiG-29 K/KUB sur des pistes spécialement aménagées (Nitka), imitant celles du pont du porte-avions, de Saki (Yevpatoriya – vestul Crimeii) et Yeisk (sur la côte de la mer d’Azov).

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Le porte-avions Amiral Kuznetsov (Projet 1143), propulsé par des turbines à gaz, a un déplacement de 65 000 tonnes, et a été lancé en décembre 1990 par les chantiers navals n° 444 Sud de Nikolaev, dans ce qui était alors la République soviétique d’Ukraine. Il a été conçu pour embarquer 52 à 55 avions et hélicoptères. L’Amiral Kuznetsov est armé avec huit systèmes d’artillerie AA de type AK-630 (2x30mm), 18 lance-missiles AA de type 3K95 Kinzhal, 12 lance-missiles navire-navire P-700 Granit (portée 620 km, la vitesse de Mach 2,5) et deux lance-missiles anti-sous-marins UDAW-1.

Le ministre de la Défense de la Fédération de Russie a déclaré que la fin des réparations du porte-avions a été avancée au 1er juillet 2016. C’est pourquoi il n’embarquera pas seulement des MiG-29 K/KUB, mais conservera aussi certains des avions Su-33. Sa nouvelle configuration aura 12 avions multi-rôle Su-33, 28 avions multi-rôle MiG 29 K/KUB, 4 avions école et d’attaque au sol Su-25UTG/UBP et 8 hélicoptères de lutte anti-sous-marine Ka-27.

Les avions Su-33 et MiG-29 K/KUB décollant du porte-avions ne peuvent être armés que de 30-40 % de la quantité maximale d’armes et de carburant (6-9 t). Toutefois, cette restriction ne les empêchera pas d’obtenir le même effet sur leurs cibles que les bombardiers Su-24 et Su-34 qui opéraient en Syrie. En effet, les avions Su-24 et Su-34 étaient armés chacun de deux bombes KAB-250 S/LG de 250 kg ou KAB-500 L/Kr de 500 kg ou KAB-1500 L/Kr, toutes guidées par laser, caméra ou GPS, ou de deux missiles air-sol de type Kh-29 L/T et Kh-25 T, guidés par faisceau laser ou caméra. Conçus pour les missions de chasse, les Su-33 et MiG-29 K/KUB auront en plus des missiles air-air de courte et moyenne portée.

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Le petit porte-avions russe est suffisant pour frapper les jihadistes opérant en Syrie qui ne pourront pas faire face, avec le même effet que l’un des 11 porte-avions à propulsion nucléaire des États-Unis qui ont un déplacement de plus de 100 000 t, avec à bord plus de 78 avions (F/A-18E/F, EA-18G, E-2), et 12 hélicoptères SH-60F. L’Amiral Kuznetsov n’est pas le seul porte-avions sur lequel peuvent opérer les MiG-29 K/KUB. L’ancien porte-avions russe Amiral Gorskov, avec un déplacement de 43 000 t, a été reconstruit et modernisé dans les chantiers navals de Severodvinsk, et entré en dotation de la marine indienne en 2014 sous le nom de Vikramaditya. Il n’embarque que 36 avions : 26 MiG-29 K/KUB et 10 hélicoptères Kamov Ka-28/31.

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Réseau International 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 17:34

Le scandale aurait pu être évité si en 2011 le Service fédéral de contrôle des drogues de Moscou n’avait pas été empêché d'enquêter sur les activités d'un groupe de revendeurs de produits dopants dirigé par l’homme en question.

 

En novembre 2015, l'Agence mondiale antidopage (WADA) a publié un rapport de 320 pages contenant des recommandations destinées à l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF). Dans ce document, la WADA a recommandé de disqualifier certains sportifs et entraîneurs russes ainsi qu'un médecin suite à des accusations de dopage.

 

Les auteurs du rapport ont également demandé d'exclure le dirigeant de l'Agence antidopage russe Grigori Rodchenkov. Ce dernier avait détruit 1.417 analyses trois jours avant l'inspection de la WADA. Tout cela a provoqué un énorme scandale qui a impacté l'image du sport russe et a mis en danger la carrière d'un grand nombre de sportifs russes.

Selon des sources informées, ce scandale aurait pu être évité si en 2011 le Service fédéral de contrôle des drogues de Moscou n'avait pas été empêché d'enquêter sur les activités d'un groupe de revendeurs de produits dopants dirigé par Grigori Rodchenkov.

Ce dernier avait été inculpé par la justice mais avait pu éviter d'endosser la responsabilité grâce à ses relations. Quand il a éliminé les 1.417 analyses, il ne cherchait pas à sauver l'image de la Russie et de ses sportifs. Au contraire, en tant qu'organisateur d'un réseau, il ne cherchait qu'à brouiller les pistes.

L'enquête

Selon les documents de l'enquête menée en 2011 et 2012 contre le dirigeant du Centre antidopage russe Grigori Rodchenkov, ce dernier était soupçonné à l'époque d'être à la tête d'un réseau de revendeurs de produits dopants. Sa sœur Marina Rodchenkova était soupçonnée d'être son bras droit chargé de tout le travail "technique". Selon l'enquête, M.Rodchenkov garantissait des analyses négatives aux sportifs lui ayant acheté des produits dopants.

En février 2011, les enquêteurs avaient alors décidé de lui tendre un piège. Ils avaient demandé à l'ancien sportif M.Konovalov d'acheter du Testosteron Propionate auprès de M.Rodchenkov et sa sœur. Marina Rodchenkova avait alors envoyé son mari, M.Romanov, rencontrer M.Konovalov près d'une station de métro pour lui remettre cinq grammes du médicament. Là, le mari de Mme Rodchenkova avait été arrêté.
Suite à cette arrestation, les enquêteurs ont réalisé une perquisition au domicile de Mme Rodchenkova où ils ont trouvé le produit dopant que la femme allait vendre. Mme Rodchenkova a été arrêtée puis relaxée et assignée à résidence.

Des perquisitions avaient également été menées au domicile de Grigori Rodchenkov et dans le Centre antidopage russe. M.Rodchenkov a été accusé de trafic illicite de stupéfiants, ses comptes bancaires ont été bloqués.

Le "fou" et sa sœur

Grigori Rodchenkov a alors commencé à simuler la folie. D'avril 2011 à mai 2012, il a été plusieurs fois placé en hôpital psychiatrique par l'expertise judiciaire médicale. Le collège médical a finalement diagnostiqué à M.Rodchenkov un trouble de la personnalité schizotypique provoqué par le stress. Grâce à ses relations, M.Rodchenkov a été disculpé et sa sœur Marina Rodchenkova a été la seule condamnée à un an et demi de prison.

 

Son frère a pu garder son poste de directeur de l'Agence antidopage russe, ce qui a amené au scandale international. M.Rodchenkov n'a été exclu qu'après la publication du rapport de la WADA. Début 2016, il a déménagé aux Etats-Unis, pays qui a demandé les plus lourdes sanctions contre la Russie pour dopage.

 

Le 12 mai, M.Rodchenkov a accusé des sportifs russes, qui ont participé aux Jeux olympiques de Sotchi, de s'être dopés notamment le skieur Alexandre Legkov, le bobeur Alexandre Zoubkov et skeletonneur Alexandre Tretiakov. Selon M.Rodchenkov, près de 15 médaillés des Jeux olympiques auraient été dopés.

 

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 15:44
« Nos cœurs sont morts » : la vie des Yézidis après l’EI

Leurs villes sont en cendres ou occupées par les jihadistes du groupe État islamique, des centaines de femmes et d'enfants sont toujours en captivité tandis qu'ils sont des milliers à vivre dans des camps. Six mois après la libération de Sinjar en Irak, les Yézidis, peuple

millénaire, se disent victimes d'un génocide – le 74e – dont ils ne pourront se remettre.

 

Jonchées de voitures calcinées, la route en goudron qui serpente le flanc du mont Sinjar pour mener aux portes de la ville éponyme laisse entrevoir les toits de bâtiments qui ne font plus qu'un avec le sol poussiéreux. La ville de Sinjar, située à une trentaine de kilomètres au sud de la frontière avec la Syrie, avait été capturée par les jihadistes du groupe État islamique (EI) le 3 août 2014.

Morceaux de parpaing et colonnes brisées gisent sur les trottoirs face aux devantures de magasins éventrés par les flammes. Seules les routes ont été dégagées afin de permettre le passage des quatre-quatre et pick-ups surmontés de mitrailleuses. Avec les combats, ce sont des quartiers entiers de ce bastion de la minorité religieuse yézidie qui ont été quasi rasés.

Même les habitations intactes restent inhabitables à cause de la présence d'explosifs improvisés placés par les jihadistes pendant l'occupation.
Le 13 novembre dernier, avec l'appui des raids aériens de la coalition internationale, Sinjar, ville hautement stratégique car située sur la route entre les « capitales » Raqqa et Mossoul, était enfin reprise à l'EI. Six mois plus tard, c'est une ville fantôme où, au sommet de buildings noircis par les flammes, le drapeau noir a fait place aux étendards bigarrés des différentes armées et milices kurdes ayant participé à la bataille.

Dans ce qui était l'artère principale, un coiffeur chauve fait virevolter ses ciseaux sur la tête de son seul client de la journée. Dans le bâtiment adjacent, un petit garçon tient la caisse de l'épicerie familiale où personne ne se presse pour acheter les bouteilles de whisky rangées à côté de papier toilette.

Sur le trottoir d'en face, la mairie semble à peine tenir debout après avoir été soufflée par une explosion. « Nous avons besoin d'écoles et d'hôpitaux. Nous manquons de tout », assène Mahma Khalil, le maire de Sinjar, dont le bureau se trouve désormais dans une petite rue perpendiculaire. Selon ce responsable qui n'a pas été élu mais choisi par le PDK, le parti du président Barzani, la ville ne pourra se relever sans le soutien de la communauté internationale. « Sans cela, la population ne pourra pas revenir », prévient-il..(...)

(Lire aussi : Les exactions de l'EI qualifiées de "génocides" par Washington)
 

« Je suis chez moi »

Ali Rasho Khalaf, longue barbe grise et turban blanc et rouge sur la tête, charge sa voiture de sacs de farine et de riz qu'une ONG vient de lui offrir. « Il n'y a rien ici. Ni électricité ni eau, mais je suis chez moi », explique ce sexagénaire qui, comme une vingtaine d'autres familles, a pu rentrer à Sinjar. Ses cinq fils se portent bien, mais M. Khalaf dit n'avoir aucune nouvelle de 150 membres de sa famille élargie. « Certains seraient à Raqqa, d'autres à Mossoul... », explique-t-il à voix basse. La montagne bruisse de rumeurs sur le sort des disparus, mais personne ne sait vraiment où ils se trouvent, ni même s'ils sont toujours en vie..(...)

« Je pouvais sentir les morts »

Ceux qui ont été forcés de fuir le « califat » ont, pour certains, choisi un exil sans retour vers les États-Unis et l'Europe, tandis que la plupart se sont réfugiés au Kurdistan irakien, notamment dans les nombreux camps qui ont fleuri dans cette région autonome après l'été 2014. À Sharia, situé à trois heures de route de Sinjar, les familles yézidies s'entassent dans des tentes jaunies par le soleil, mais disent au moins y bénéficier d'un accès à l'eau et à l'électricité.
« Après la libération de Sinjar, mon fils, ma fille et moi sommes rentrés chez nous. Mais notre maison était détruite et des voleurs l'avaient pillée », raconte Nissan Ali, 56 ans, qui vit dans ce camp avec dix de ses 18 enfants. Les autres sont partis en Allemagne. « Je ne voyais que des destructions. Je pouvais sentir les morts », se souvient Mme Ali.(...)

« Lorsqu'ils ont pris nos enfants, nos hommes, nous les avons suppliés de nous tuer »

Pendant ses vingt mois de captivité, Jinan, 27 ans, gardait en elle un rêve simple : pouvoir à nouveau se balader un jour autour de sa maison avec ses fils, ses filles et son mari pendant une journée ensoleillée. Mi-mars, cette mère et cinq de ses six enfants ont été relâchés suite à ce que les YPG (les Unités de protection du peuple) décrivent comme un échange de prisonniers avec l'EI. Après avoir été séquestrés pendant quatre mois dans une cave à Raqqa, c'était la première fois qu'ils revoyaient le soleil.(...)

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 01:43

Un magazine américain analyse la stratégie et la tactique du Front al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, qui renforce "en douce" son influence dans la région.

 

L'organisation terroriste Al-Qaïda a de grandes ambitions en Syrie, lit-on sous la plume de l'expert américain Charles Lister dans son article pour le magazine Foregn Policy.

 

"Au cours des trois dernières années, un nombre record de membres chevronnés de ce groupe sont arrivés en Syrie. Ce phénomène est à considérer dans le cadre de la renaissance voilée de l'autorité centrale d'Al-Qaïda, au seuil même de l'Europe", déclare l'expert.

Selon lui, le Front al-Nosra, groupe terroriste affilé à Al-Qaïda qui a mis environ 5 ans à s'implanter sur le sol syrien, est en train de tâter le terrain pour la création du premier Etat souverain d'Al-Qaïda. 

"En Syrie, l'Etat islamique (Daech, ndlr) et Al-Qaïda ont recours à différentes tactiques, mais ils ont des buts ultimes parfaitement similaires, à savoir créer un Emirat islamique. Daech a pris le contrôle de la population et a rapidement proclamé son indépendance. La branche syrienne d'Al-Qaïda a quant à elle pris son temps, en s’efforçant de renforcer son influence dans les régions qu'elle envisage de diriger", lit-on dans l'article. 

 

Le Front al-Nosra a récemment lancé des consultations auprès de ses sympathisants au sein de l'opposition syrienne afin de proclamer la création d’un Emirat. De plus, Al-Qaïda a transféré en Syrie plusieurs djihadistes influents faisant partie de son autorité centrale. Leur tâche est d’apaiser les craintes des islamistes syriens hostiles à l'idée d'un Emirat indépendant.

 

La création de l'Emirat risque d’avoir de graves conséquences.

"Il est fort probable que le nombre d'exécutions augmentera, les libertés civiles seront bridées et le Front al-Nosra fera preuve de moins de tolérance à l'égard des organes de l'opposition non-religieuse, nationaliste et civile", indique l'expert.      

Sur la scène internationale, les conséquences seront encore plus importantes. L'Emirat d'Al-Qaïda et son autorité centrale restaurée dans le nord de la Syrie renforceront la confiance envers la "marque" terroriste. Al-Qaïda se présentera comme une organisation sage, méthodique et déterminée dont la stratégie, contrairement à celle de Daech, est proche de la vision des sunnites.

 

Par la suite, le groupe commencera à organiser des attaques dans les pays européens en profitant de la proximité de la Syrie avec l'UE. Ceci rendra Al-Qaïda en Syrie plus dangereuse que les branches du groupe au Yémen et en Afghanistan, affirme l'article.

 

Mais le Front al-Nosra est-il vraiment proche de la création d’un Emirat en Syrie? D'après l'auteur de l'article, lorsque le cessez-le-feu est entré en vigueur et que le groupe a tenté de promouvoir ses consultations sur l'Emirat, la réaction de l'opposition modérée a été extrêmement négative. Les Syriens ne voulaient pas d'un Emirat. 

Mais alors que le cessez-le-feu est de fait rompu et que le processus de paix à Genève semble subir un échec, l'influence du Front al-Nosra au Proche Orient s'accroît de plus belle. Le groupe recrée une coalition militaire et envisage de lancer une attaque d'envergure au sud de la province d'Alep afin de saper les tentatives de la Russie et des Etats-Unis d'étendre le cessez-le-feu à cette province.                

Selon Charles Lister, dans cette situation, l'Occident devrait augmenter considérablement son aide aux forces de l'opposition crédibles et fiables. Si le Front al-Nosra a connu un regain considérable de puissance, c'est justement car l'opposition modérée n'avait rien à lui opposer et recevait un appui trop faible, écrit l’auteur.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 01:14

Dimanche 31 janvier, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est exprimé sur les positions françaises affirmées par Laurent Fabius concernant la reprise des négociations de paix:

Lire aussi Laurent Fabius impose un chantage envers Israël en voulant faire reconnaître un Etat palestinien en cas d’échec du processus de paix

« Vous avez certainement entendu parler de la proposition soulevée par la France de convoquer une conférence internationale sous la menace que si elle échoue, la France décidera unilatéralement d’adopter la position palestinienne.

Ceci revient à inciter les Palestiniens à participer aux négociations sans  faire de compromis.

Les négociations telles qu’elles ont été présentées sont donc compromises par l’initiative française. En effet, elle donne à l’avance aux Palestiniens une bonne raison de ne aucun faire compromis. Je crois que la question donne à réfléchir.

En tout cas, nous allons travailler pour parvenir à un résultat, et notre position est très claire : nous sommes prêts à entamer des négociations directes sans conditions préalables et sans conditions dictées. »

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