Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 01:00
 
6 484 200 privés d'emploi et travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, + 4 030 000 environ d'invisibles qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses ( chiffres détaillés bas de page ).


Total : + de 10,51 MILLIONS de chômeurs en France (fourchette basse), et autant de pauvres largement sous les seuils de pauvreté. 
Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, moyenne mensuelle (basée sur 1 trimestre) de Mai 2016 :

- Défauts d'Actualisation (bugs informatiques + oublis + des découragés non indémnisés) : 237 500, 44 % des sorties des listes. (+ 22,5 % sur 1 an)
- Radiations Administratives (les punis) : 49 700, 9,2 % des sorties. (+ 14 % sur 1 an)
- Autres Cas (morts, suicidés, emprisonnés, expulsés etc) : 52 200 et 9,7 % des sorties. (+ 0,8 % sur 1 an)

soit 339 400 radiés des listes (62,9 % des sorties) ce mois (moyenne mensuelle sur 1 trimestre) pour autres motifs que :

- Stages parking : 62 700, 11,6 % des sorties. (+ 43,5 % sur 1 an)
- Arrêts maladie, maternité, départs en retraite : 39 300, 7,3 % des sorties. (+ 9,8 % sur un an)

- Reprises d'emploi déclarées : 98 700, ne représentent que 18,3 % des sorties des listesde pôle emploi. ( + 11,4 % sur 1 an )

Demandeurs d'emploi par catégories :

 

 

 
 
A : 3 520 300 + 0,3 % ( - 1 % sur 1 an ).

B : 716 200 -0,8 % ( + 2,1 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
C : 1 191 800 + 2,4 % ( + 3,7 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures.
D : 294 400 + 4,9 % ( + 6,1 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc.
E : 428 900 + 1,6 % ( + 13,1 % sur 1 an ) contrats aidés etc.
TOTAL : 6 151 600 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 1,5 % sur 1 an, 51 900 chômeurs de plus, par rapport à Avril.

TOTAL, dom-tom compris : 6 484 200 

Quelques chiffres qui parlent :
Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 0 % sur 1 an.
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 9,3 % sur 1 an.
Chômage des 50 ans et +, + 5,4 % sur 1 an.

1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (49,48 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER)

Offres d'emploi disponibles, dernier chiffre connu : 613 586, environ 150 000 collectées via pole emploi, les autres via des "partenaires" privés, certaines pouvant apparaitre 7 fois, d'autres sont fictives et/ou mensongères (remplissages de candidatures de boites d'intérim, annonces faussement classées en CDI, etc).

Le + scandaleux, LE CHÔMAGE INVISIBLE, complètement en dehors des statistiques :
Ne sont pas comptés dans ces 6 486 100 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :

1 530 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 530 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 1 000 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.

+ encore 1 100 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'unepension d'invalidité, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté.

+ encore 1 400 000 de SANS-DROITS, qui sont principalement : 

- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chomage, ou 807€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 660€ par mois, si vous êtes NON SDF.
-  ds bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA ( 462€ pour une personne seule ), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse ( 65 ans ) qui s'appelle aujourd'hui "A-S-P-A" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.
- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)
- des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).
- des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.
Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 10,51 MILLIONS demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/pi-mensuelle-alb16.pdf

Rendez-vous mercredi 27 juillet 2016, pour avoir les vrais chiffres du chômage de Juin 2016. 

source

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 02:15

http://www.citoyens-et-francais.fr/

 

Les Très Petites Entreprises (TPE), c’est-à-dire les entreprises de moins de 10 salariés, n’intéressent pas l’INSEE, ni le reste des pouvoirs publics, et c’est bien dommage. Une étude d’Eurostat sur les emplois vacants dans l’Union Européenne vient de le prouver.

Alors que les salariés des TPE représentent 20% de l’emploi salarié total(soit 3 millions de personnes), l’INSEE « oublie » de mesurer parmi eux le nombre d’emplois vacants. C’est bien dommage, car ce chiffre illustre à merveille la tension sur le marché du travail : plus le nombre d’emplois vacants est élevé, plus le marché s’approche du plein emploi. L’oubli de l’INSEE rend donc impossible la comparaison effective des performances françaises avec celles de ses voisins.

À titre d’exemple, les statistiques d’Eurostat donnent les chiffres suivants sur l’ensemble de l’Union :

Job vacancy rates

Comme on le voit sur ce tableau, la Belgique, la République Tchèque, l’Allemagne, la Suède, la Grande-Bretagne, la Finlande, les Pays-Bas, ont entre un poste sur quarante et un poste sur cinquante qui est vacant…

En revanche, des pays semblent totalement sinistrés du point de vue de l’emploi : la Grèce, le Portugal, l’Espagne, la Pologne, l’Irlande, entre autres.

Et sans les TPE, la France en queue de classement

Pour ce qui concerne la France, le taux officiel pour les entreprises de plus de 10 salariés est de 0,8% de postes vacants, soit un poste libre pour 120 postes à peu près, un score trois fois moindre qu’en Belgique ou en Allemagne. Cette statistique en dit long sur les ravages du marché du travail en France où la vacance d’emplois est rare.

On apprécierait néanmoins de connaître le taux de vacances en intégrant les TPE, puisqu’à une époque le MEDEF soutenait que la France disposait de plus de 500.000 emplois non pourvus alors que le gouvernement soutenait qu’il en existait 300.000. En extrapolant les chiffres partiels de l’INSEE, l’estimation juste semble plutôt de l’ordre de 150.000, chiffre avancé en son temps par François Hollande.

Dans tous les cas, ces estimations à vue d’œil montrent bien l’insuffisant dynamisme du marché du travail en France.

Sur le web

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 01:11

Les branches sont-elles vraiment plus protectrices que les entreprises, pour les salariés? Les débats sur la loi Travail assurent le triomphe de l’idéologie et des fantasmes qui l’accompagnent.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, en a encore donné un très bel aperçu sur BFM TV, en soutenant sans rire que les accords de branche étaient par principe plus favorables que les accords d’entreprise.

C’est d’ailleurs sur cette croyance naïve que s’appuie l’essentiel du discours tenu par les opposants à la loi travail: l’accord de branche accorderait des garanties que l’accord d’entreprise menace.

On n’en voudra évidemment pas à Philippe Martinez de servir cette soupe manichéenne: face à des journalistes éloignés de ces réalités et à des politiques totalement ignorants des règles en vigueur dans le secteur privé, la tentation est forte d’imposer ces petits (et gros) mensonges sans ménagement ni finesse.

Une petite mise au point s’imposait donc.

L’exemple de la chimie

Prenons, au hasard, la branche dont relève la fédération la plus active (en ce moment) de la CGT, celle où se retrouvent les grévistes qui bloquent les dépôts de carburants: la chimie et ses industries. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur l’état du dialogue social dans cette branche pour comprendre l’imposture sur laquelle s’appuie la CGT et, au-delà, les opposants à la loi Travail.

Forte de plus de 200.000 salariés, cette branche est la 15è la plus peuplée de l’économie française (sur un ensemble d’un millier environ). Elle constitue donc un exemple très représentatif des prétendus avantages que le dialogue social de branche apporterait aux salariés, par opposition aux accords d’entreprise. C’est d’ailleurs (supposons-le) pour cette raison que les militants de la CGT y sont très actifs pour défendre la branche contre l’entreprise.

Qui plus est, on rappellera juste que cette branche compte environ 4.000 entreprises, soit une moyenne de 50 salariés par entreprise. Pour être plus précis, on ajoutera que 60% des salariés de la branche chimie travaillent dans des entreprises de plus de 250 salariés. Elle constitue donc, là encore, un bon laboratoire de l’opposition entre dialogue de branche et dialogue d’entreprise, puisque les composantes de la branche ont généralement une taille suffisante pour mener un dialogue social interne structuré et régulier.

Un dialogue social de branche en perdition

En examinant la vitalité de la branche professionnelle, on ne tarde pas à mesurer l’étendue des mensonges proférés par ceux qui accordent à la branche une confiance qu’ils refusent aux entreprises. Voici par exemple la liste des accords de branche signés dans la chimie depuis plus de dix ans:

branches

En dehors des textes sur les salaires, qui sont obligatoires, la branche a signé, en dix ans, 22 accords, soit une moyenne d’un accord par semestre. Dans cette liste, certains sont redondants: l’épargne retraite a donné lieu à 6 accords en dix ans, la formation professionnelle à deux accords, la complémentaire santé également. Bref, les accords véritablement originaux et spécifiques sont rares.

Sur les deux dernières années (2014 et 2015), les industries chimiques ont conclu un total de 9 accords, dont deux accords de méthode sur la réécriture de la convention collective et deux accords sur la complémentaire santé (au demeurant rendus obligatoire par la loi du 14 juin 2013). Un accord sur les contrats de génération était également rendu obligatoire par le gouvernement, de même que celui sur la répartition de la contribution au FPSPP.

En deux ans, la branche peut se targuer d’avoir signé trois accords « libres », tous ayant trait à la formation professionnelle. Cette rapide analyse illustre le caractère extrêmement factice de la négociation de branche, qui répond généralement à une stratégie de « window-dressing » imposée par les textes, et qui s’inspire très peu de l’intérêt des salariés.

Des branches pauvres en contenu

Si la branche « chimie » avait signé trois accords de qualité en deux ans, les défenseurs de la branche pourraient s’en féliciter. Mais là encore, non seulement la vitalité de la négociation de branche est faible, mais l’intérêt des normes négociées et signées laisse vraiment perplexe.(...)

Voilà un remarquable pipeautage qui fait bien sur le papier mais qui n’a jamais amélioré la condition des salariés.

La vitalité du dialogue social d’entreprise

En contrepartie de cette évanescence, le dialogue social d’entreprise dans la chimie semble beaucoup plus dynamique et fructueux pour les salariés.

Par exemple… prenons le cas des négociations salariales chez Total. En 2016, l’entreprise proposait en mesures « garanties » des augmentations allant de 0,7% pour les cadres à 1,2% pour les ouvriers. Parallèlement, les mesures individuelles sont programmées pour atteindre une hausse de 0,7% pour les ouvriers, et de 2% pour les cadres. La politique salariale de Total, pourtant en crise, est donc deux fois plus favorable que celle de la branche.

Dans chiffres équivalents se retrouvent dans d’autres entreprises du secteur.

Cette situation où les accords d’entreprise sont plus favorables que les accords de branche a une explication simple: les entreprises de la branche interdisent à la Fédération Patronale de les concurrencer en leur imposant des normes qui les contraindraient. Dans les branches composées de grandes entreprises, la négociation n’est donc vivante et dynamique que dans les entreprises, sauf très rares exceptions.

Le leurre des branches

Autrement dit, prétendre que l’accord de branche est plus protecteur, pour le salarié, que l’accord d’entreprise, est un mensonge éhonté. Les syndicalistes le savent parfaitement: les fédérations patronales qui négocient les accords n’ont pas les coudées franches pour imposer des normes contraignantes à leurs entreprises.

Le combat contre la loi travail s’exerce aujourd’hui au détriment du salarié, et les syndicats le savent. En revanche, les limites posées au dialogue social d’entreprise permettent de brimer les initiatives locales et de préserver le pouvoir (très illusoire d’ailleurs) des fédérations de branche.

Article écrit par Eric Verhaeghe pour son blog

 

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 00:50
Offres d'emploi by Nina A.J(CC BY-ND 2.0)

Offres d’emploi by Nina A.J(CC BY-ND 2.0)

Cela a échappé semble-t-il presque à tout le monde, mais avant, on donnait les chiffres des radiations administratives et des défauts d’actualisation mois par mois avec la variation mensuelle. Évidemment, si on annonce une baisse du chômage de 0,6 % et que dans le même temps on dit qu’il y a 10 % de radiations en plus, la baisse n’est pas très crédible.

Le chômage ne baisse pas, ce sont les radiations qui augmentent !

Alors pour rendre les statistiques aussi claires que du jus de chique bien mastiqué et permettre de répéter que « la-France-va-mieux », on ne vous donne plus ce chiffre. On vous le met sur les trois derniers mois, histoire d’empêcher toute comparaison précise.

D’après les chiffres du gouvernement, sur un an, le chômage baisse de 0,6 %, soit 22 500 demandeurs d’emploi en moins. Super, applaudissons tous en choeur.

Sauf que sur les 3 derniers mois, d’après les chiffres officiels qu’il suffit juste de lire et consulter, il y a eu :

  • 238 000 radiations pour défaut d’actualisation, en hausse de 9,9 %
  • 46 000 radiations administratives, en hausse de 11,9 %

Dire qu’il n’y a pas de pénurie de carburant c’est bien, mais dans la vraie vie il y a une pénurie de carburant. C’est pareil pour le chômage ou la-France-qui-va-mieux.

Selon le FMI, neuf chômeurs français sur dix n’ont aucune chance de retrouver un emploi

Selon une note publiée ce mardi par le FMI, les profils et diplômes des chômeurs français sont inadaptés au monde du travail actuel… C’est le FMI et Le Point qui le disent.

Alors pour le FMI, il faut évidemment faire des réformes, baisser le coût du travail et tout le tintouin habituel, mais le plus important c’est que les compétences de nos chômeurs sont inadaptées au monde du travail et c’est une évidence.

Pire, de très nombreux pour ne pas dire l’immense majorité de nos jeunes, qui je le rappelle au passage sont notre futur et notre « part d’éternité », sont particulièrement mal formés aux nouvelles technologies et mal préparés au nouveau monde du travail.1

Personne n’explique aux gens comment fonctionne le marché du travail, quelles sont les règles implicites, comment décrocher un entretien d’embauche. Personne. Pourtant, c’est la clef. Celles et ceux qui veulent en savoir plus c’est ici.

Au-delà, le chômage ne baisse pas et il ne baissera pas. Dans un article que Le Figaro consacra à Foxconn, vous pourrez lire qu’une grande entreprise produisant en Chine, vient de remplacer 60 000 ouvriers pourtant pas très chers par des robots encore moins chers.

C’est un tsunami que personne ne veut voir qui déferle sur l’emploi, c’est cela la réalité économique. Tout le reste est de l’enfumage électoral à la limite de bonne guerre ! Le seul problème c’est qu’en vous faisant croire que cela va aller mieux, vous prendrez de mauvaises décisions pour vous-même car l’accès à la bonne information n’est pas toujours facilité, alors qu’il vous permettrait d’adopter les bonnes stratégies de survie professionnelle dans un monde où l’emploi (qui plus est de bonne qualité) est en pleine raréfaction.

source

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 01:16

L'impact du chômage va bien au-delà de la simple perte de revenus (qui est déjà un problème en soi) et du coût pour la société lié aux aides, à l'Assurance Chômage et à Pôle Emploi. Le chômage est désormais un véritable problème de santé publique si on en croit la dernière étude du Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) publiée mardi 10 mai 2016. Un problème similaire à celui du tabagisme.

"Le chômage m'a tuer"

La dernière étude du Cese, dont le texte devrait être validé mardi 10 mai 2016 vers 16 heures mais dont le contenu a déjà fuité, montre le chômage sous un angle jusqu'alors peu connu et sous-estimé : il devient un problème de Santé Publique. Un nouveau casse-tête pour la société industrialisée occidentale qui doit faire face à une augmentation généralisée du chômage chez les citoyens.

L'étude se base sur les résultats de diverses recherches internationales liant le chômage à une augmentation de la mortalité. Une période de chômage augmente en effet les risques de "maladies chroniques, hypertension, rechute de cancer" qui tuent, en France, selon les auteurs, entre 10 000 et 14 000 chômeurs chaque année.

Une surmortalité proche de celle du tabagisme

Le chômage a un tel effet néfaste sur la santé que son impact est similaire à celui du tabagisme... l'un des plus gros problèmes de Santé Publique du 21ème siècle. Selon les auteurs et les études internationales le risque de surmortalité chez les chômeurs "est multiplié par trois"... comme pour les fumeurs.

Ainsi, une étude de l'Inserm, l'Assurance Maladie et l'Assurance Vieillesse dévoilait en 2015 que les chômeurs se sentent malades 2,32 fois plus souvent que les non chômeurs. Chez les femmes au chômage, la maladie était ressentie 1,71 fois de plus.

Outre la maladie, la situation du chômeur et sa détresse sociale sont, selon l'étude du Cese, néfastes pour la santé psychologique. "Pour une augmentation de 10% du taux de chômage, le taux de suicide tous sexes confondus augmente significativement de 1,5%" peut-on lire sur l'avis du Cese.

source

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 23:09

Pour Etienne Wasmer, professeur à Sciences-Po, le fonctionnement actuel du marché du travail ne permet pas d’absorber de « nouvelles populations », mais il ne facilite pas non plus l’emploi des jeunes. Il est donc favorable à la loi El Khomri. Il est également membre du conseil scientifique de Terra Nova

L’objectif des progressistes pour la présidentielle devrait être un compromis social-démocrate portant sur une flexisécurité à la française.

Entre 2003 et 2005, sous la férule d’un chancelier socialiste, l’Allemagne a profondément transformé son marché du travail avec les réformes Schröder-Hartz, grâce aussi à son consensus sociétal sur la modération salariale. Dix ans plus tard, elle a absorbé les déséquilibres de ses Länder périphériques, a traversé la crise financière en se renforçant économiquement, a constitué des surplus gigantesques et a imposé sa direction politique à l’Europe.

Elle se permet le luxe d’accueillir un million de réfugiés en 2015, et d’en attendre autant en 2016. La France n’a pas fait de réforme structurelle majeure, droite et gauche confondue sur cette même période, le taux de chômage des jeunes dépasse les 20 % et n’a d’égal que les intentions de vote de cette classe d’âge pour le Front national.
(...).

Le statu quo en matière de code du travail améliore-t-il au moins la situation des résidents ? non. La part des précaires chez les 15-29 ans atteint le tiers de la population employée, si on tient compte de toutes les formes précaires d’emploi, contre 12 % dans la population totale, et atteint 50 % pour les 15-24 ans.
S’il est maintenant question de généraliser le RSA aux moins de 25 ans, c’est bien que le fonctionnement actuel du marché du travail est déficient. Le contrat de travail n’est pas la source de tous ces maux, mais la crispation de la relation de travail organisée par un code qui grossit chaque décennie depuis quarante ans est patente ; [...]

Libération

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 02:55

sourceEconomie Matin

 On se fiche de nous mais comme cela fonctionne à merveille nos GM (les gentils mamamouchis) auraient bien tort de s’en priver. Vous trouverez à la fin de cet article mon intervention sur le plateau d’Ecorama… Il ne fallait pas dire que le chômage monte.

Nous devons dire, VOUS dire que le chômage baisse, comme d’autres devaient dire dans l’Ex-URSS que la production de blé battait chaque année des records historiques… sauf que vous ne trouviez pas une miche de pain à manger.

Et bien chez nous, dans la France de 2015 c’est la même chose. Le chômage baisse même si vous ne trouvez pas de travail.

 

Comme vous le savez j’affectionne les indicateurs économiques concrets. Par exemple, je passe un peu de temps à me paramétrer des « alertes » sur les gros sites de recherches d’emplois. Je crois que je vais finir par publier mon propre indicateur du chômage et du travail. Je constate qu’il n’y a pas d’annonce, ou très peu et que le nombre de postes offerts n’augmente pas. Pire, dès que vous recherchez des postes à salaires un peu conséquents (genre plus de 50K€) c’est carrément la disette. Conclusion les salaires ont une tendance à la baisse… sans blague !

 

Cela n’empêche pas sa sainteté majestueuse le premier ministre Manuel Valls (laissez-moi fayoter en paix, c’est important pour ma carrière surtout quand j’ose faire un cours en direct sur les VRAIS chiffres du chômage, je suis mal, faut que je me rattrape…) de juger « encourageante » la baisse du chômage en France !

 

Pour notre Ô Grand Manu (mode fayotage-impertinent bis) c’est même « le résultat des réformes que nous avons engagées et cela doit nous amener à poursuivre »…

 

Sauf que tout ça c’est bidon. Les réformes de Manu elles ne servent à rien. Enfin à rien j’exagère. Cela est utile pour renforcer la « compétitivité » des entreprises… et ne soyons pas naïfs, pour donner un peu plus aux entreprises il faut nous en enlever un peu plus à nous… Logique implacable.

 

Les VRAIS chiffres du chômage… + 166 000!!

 

Bon mes amis, ne vous laissez pas enfumer. C’est simple. Les chiffres ne mentent pas. Tout le monde essaie de me faire dire sur les plateaux que les chiffres mentent… mais le pire c’est que les chiffres sont parfaitement vrais… il faut juste prendre le temps de travailler 5 minutes. Pas plus. Juste 5 minutes.

 

Il faut aller sur le site du sinistère de l’emploi… le ministère du chômage en fait. Là vous pouvez gratuitement télécharger le document complet de la DARES sur les chiffres du chômage.

 

Allez à la page 15…. oui tout en bas.

 

Total chômeurs France, catégorie A,B, C,D,E en Août c’était 6.292,200 chômeurs et en septembre donc un mois après c’était 6,459,200 chômeurs en tout soit une augmentation positivement positive liée à une non-inversion de ladite courbe de … 166 800 chômeurs de plus…. Et voilà comment une baisse annoncée triomphalement de 27 000 chômeurs cache en réalité une augmentation de 166 800 chômeurs…

 

Ma femme me dit oui mais c’est des données brutes et pas des CVS…

 

Paniquez pas avec ce jargon… comme à chaque fois, c’est super simple et vous allez tout comprendre en un clin d’œil.

 

Soit on raisonne en données brutes soit en CVS… les données brutes c’est les chiffres bruts. Genre 1+1=2 ou même 2-1 =1, enfin un truc clair quoi. Le mois dernier les chômeurs étaient 100… ce mois-ci ils sont 200… ça a augmenté de 100… données brutes, car dans cette augmentation de 100 se cache les 95 étudiants qui viennent d’être diplômés, sont rentrés de vacances et viennent de s’inscrire chez l’ami Paul Emploi… donc des esprits brillants ont inventé les CVS… « corrigés des variations saisonnières »… en gros on vous vire les 95 petiots qui viennent de s’inscrire…

 

C’est donc un procédé totalement bidonné et fallacieux qui de surcroît permet tous les tripatouillages. Soyons clairs. Si le chômage baisse, alors il baissera en données brutes (d’ailleurs vous en aurez une preuve un peu plus loin). Tout le reste n’est que mensonge et billevesées.

 

Si les gamins font monter les chiffres en septembre, ils baisseront de mois en mois, tout cela doit s’apprécier dans le temps et dans le temps le constat est implacable. En septembre 2014, en données brutes le nombre de chômeurs TTC (Toutes catégories et pas toutes taxes comprises) était de 6,136,000…

 

Soit 323 000 chômeurs en plus sur un an. Il n’y a aucun triomphalisme à avoir.

 

Plus grave… on entre par une porte dans la catégorie A mais on en sort de plusieurs façons…

 

Même en prenant les bons chiffres, en CVS (vous savez les chiffres corrigés comme on veut) et bien ce n’est pas brillant.

 

Explication. Vous êtes licenciés. Vous allez chez Paul Emploi. Vous vous inscrivez, si vous avez cotisé assez vous aurez 23 mois de chômage devant vous.

 

Basiquement vous allez rester en catégorie A pendant ces 23 mois. Puis, à l’issue de ces 23 mois soit vous avez retrouvé du travail soit vous allez basculer vers une autre catégorie.

 

D’où le fait qu’il faut, à partir de là, se poser deux questions à ce stade du raisonnement.

 

1/ Combien de chômeurs ont-ils quitté la catégorie A parce qu’ils ont trouvé du travail ?

Installez-vous bien. Avalez votre café ou votre croissant parce que en vous marrant vous allez éclabousser le voisin…

 

C’est bon ?…. bien, la réponse se trouve page 10 du document de la DARES…

 

La catégorie concernée porte le nom de « Reprises d’emplois déclarées »… en Août il y en a eu 94,900 et en septembre 2015… 95,200… soit 300 chômeurs de plus qui retrouvent du travail en septembre qu’en Août.

 

Oui mes amis, vous avez bien lu. Statistiquement, seuls 300 chômeurs de plus ont quitté Paul-emploi parce qu’ils ont retrouvé un travail… c’est sur que Manu a de quoi être fier. C’est sur aussi qu’il va falloir en faire encore plus des réformes à ce rythme.

 

Maintenant que l’on a la réponse à la question 1, voici la 2.

 

2/ si les chômeurs de catégorie A ont disparu de la catégorie A pas parce qu’ils ont retrouvé du travail, où sont-ils passés ?

 

C’est là que l’on peut invoquer un enlèvement massif perpétré sans doute par des Ovnis. Ha non, ma femme me glisse dans l’oreille que les extra-terrestres n’y sont pour rien cette fois.

 

Ils sont arrivés en fin de droits plus simplement… et quand vos droits s’éteignent vous changez de catégorie… vous allez percevoir un RSA ou encore une ASS… bref, les autres catégories augmentent logiquement.

 

En conclusion il n’y a pas de baisse du chômage… Mais il y a un poil moins de nouveaux chômeurs !!!

 

Regardez toujours page 10, dans la rubrique « entrées à Pôle emploi ». Prenez le bas du tableau, les données brutes (toujours). Si d’août à septembre l’augmentation est très forte (les jeunes diplômés) en revanche sur un an la baisse de la hausse est réelle.

 

747 000 entrées en septembre 2014, contre « seulement » 716 000 en septembre 2015. Là uniquement réside une « bonne » nouvelle.

 

Il n’y a pas de baisse du chômage. Il y a même une hausse très claire du chômage, mais la hausse est moins rapide. On est donc très loin de la victoire annoncée.

 

Préparez-vous, il est déjà trop tard !

source

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 03:41

L'Unedic voyait une baisse du chômage pour la fin de l'année, une bouée à laquelle s'accrochait le gouvernement, désespéré devant la courbe des inscriptions qui ne cesse d'augmenter — et avec elle, les prestations de l'assurance-chômage à verser.

Hélas, il faudra une fois de plus attendre : l'Unedic a en effet revu ses estimations et finalement, la baisse symbolique du chômage pourrait bien attendre l'année prochaine.Pour 2015, le gestionnaire de l'assurance-chômage prévoit désormais une forte hausse des chômeurs de catégorie A (qui n'ont pas exercé d'activité) : au lieu des 12 000 prévus pour cette année, ils seront finalement 62 000 !

 

Hausse

Pour ce qui concerne les catégories B et C, c'est à dire les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite, le nombre d'inscrits sera finalement de 166 000. En tout et pour tout, pour 2015, le nombre de chômeurs n'ayant exercé aucune activité, ou une activité réduite, se portera à 228 000 personnes. L'embellie est maintenant attendue pour l'année prochaine et encore, elle devrait être modeste.

LIRE LA SUITE

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 03:28

Le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau, avait tiré la sonnette d’alarme il y a plusieurs semaines déjà : "entre un et cinq départements risquent de se déclarer en faillite d’ici à la fin de l’année si rien n’est fait".

 

Le RSA coûte trop cher

 

Le problème, selon lui ? Les recettes fiscales des départements "stagnent et les dotations de l’Etat baissent".  Parallèlement, "l’Etat n’a pas compensé l’intégralité des versements que nous faisons pour son compte aux prestataires sociaux". C’est là que le bât blesse.  

Certains départements n’ont plus les moyens de payer le RSA de leurs administrés.Alors le gouvernement vient d’annoncer qu’il allait leur donner un coup de pouce financier, faute de quoi les versements risquaient tout bonnement de s’interrompre faute d’argent dans les caisses. Impensable !

Le gouvernement va aider en urgence une dizaine de départements cette année.

 

Des bénéficiaires de plus en plus nombreux

 

Pourquoi sont-ils à ce point en difficulté ? Car le coût du RSA pèse de plus en plus lourd dans les finances des départements. Et pour cause : le nombre d'allocataires n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Actuellement 1,7 million de personnes le perçoivent chaque mois, contre 1,3 million à sa création en 2009. L'Assemblée des départements de France estime que le surcoût engendré s’élève à "700 millions d'euros" cette année.

Le revenu de solidarité active (RSA) est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu’elles atteignent le niveau d’un revenu garanti (si elles sont inférieures à ce dernier).

En 2014, les dépenses des départements ont atteint 9,7 milliards d'euros, compensées à hauteur de 6,4 milliards par l'Etat. Soit un reste à charge cumulé pour les départements s’est chiffré à 3,3 milliards d’euros.

 

SOURCE

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 02:22
USA: 102,6 millions d’Américains en âge de travailler sont sans emploi

Le gouvernement fédéral américain utilise très soigneusement les chiffres manipulées pour couvrir la terrible crise économique qui se passe dans son pays.

Pour le mois de Septembre, le gouvernement fédéral nous a dit que 142.000 emplois ont été créés. Si cela était effectivement vrai, ce serait à peine suffisant pour contrer l’effet de l’augmentation régulière de la population. Malheureusement, la vérité est que les chiffres réels étaient en fait bien pire que cela.

Les chiffres non ajustés montrent que l’économie américaine a en fait perdu 248.000 emplois en Septembre et le gouvernement a ajouté plus d’un million d’Américains dans la catégorie “en dehors de la population active”.

chiffres bruts: 94 718 millions au 01-09-2015 – 93 706 millions au 01-08-2015 = 1 012 million d’américains qui se retrouvent en dehors de la population active sur un seul mois.

Lorsque j’ai vu ce chiffre pour la première fois, j’ai vraiment cru qu’il était inexact. Mais vous pouvez le vérifier par vous même sur le site de la Réserve Fédérale américaine ( FED) cliquez ici pour obtenir les chiffres bruts classés mois après mois

Selon l’administration Obama, il y a actuellement 7 915 millions d’Américains qui sont“officiellement au chômage” et 94 610 millions d’Américains en âge de travailler qui sont “en dehors de la population active”(sans emploi). Cela nous donne le total énorme de 102 525 millions d’Américains en âge de travailler et qui sont sans emploi actuellement.

Vous pouvez aussi vérifier ces ” chiffres officiels ” soit sur le site du département du travail américain (BLS) ou dans le tableau ci-dessous qui n’est rien d’autre qu’un C/C du tableau édité par le BLS ( Bureau of Labor statistics)BLS-sept-2015

Tout ceci n’a rien d’une reprise économique – C’est plutôt une crise économique d’une ampleur incroyable.

A ce sujet, mon ami Mac Slavo m’avait souligné quelque-chose l’autre jour. Je vous encourage à lireson analyse ici. Si nous avions mesuré le chômage de la même manière que nous le faisions il y a des décennies, nous serions tous en train de comparer l’économie d’Obama à celle de la Grande Dépression des années 1930.

Au lieu de cela, nous laissons le gouvernement fédéral nous sortir ce taux de chômage complètement frauduleux “de 5,1 %” et malheureusement la plupart d’entre nous croient les médias dominants quand ils nous disent que tout va bien.

Eh bien non, tout ne va pas très bien. À ce stade, le taux de participation à la population active est le plus bas depuis 1977. Et le taux de participation à la population active pour les hommes est à son plus bas niveau jamais enregistré. La façon dont le gouvernement fédéral a été en mesure d’obtenir cette forte baisse du taux de chômage officiel repose sur le fait de prétendre que des centaines de milliers d’Américains qui étaient au chômage sur une longue période “quittent le marché du travail» chaque mois.

Le graphique posté ci-dessous montre comment le taux de participation à la population active s’est détérioré depuis l’année 2000. Et en particulier, la baisse a été très frappante depuis l’installation du Président Obama à la Maison Blanche le 04 novembre 2008 . Est-ce que cela ressemble à une ” économie saine” selon vous ? …

 

Pour moi, le ratio emploi-population civile est une mesure beaucoup plus précise de la situation de l’emploi aux Etats-Unis que l’est le taux de chômage officiel. Juste avant la dernière récession, environ 63 % de tous les Américains en âge de travailler avaient un emploi. Au cours de cette récession, ce chiffre est passé sous 59 % et il y est resté pendant plusieurs années. Tout récemment, il a glissé au-dessus de 59 %, mais comme vous pouvez le voir ci-dessous, il est en train de chuter à nouveau…

La raison pour laquelle ce taux est en baisse est liée au fait que beaucoup d’Américains perdent leurs emplois ces derniers temps.

En réalité, nous assistons à des licenciements dans de grandes entreprises à un niveau que nous avons pas vu depuis 2009

jobless-queue-line-300x188Le rapport sur l’emploi américain d’aujourd’hui a été décrit comme «très mauvais», et ce dernier n’est pas le fait du hasard puisqu’il découle des licenciements dans l’énergie, dans les nouvelles technologies, dans la vente au détail, et dans d’autres secteurs qui ont récemment sérieusement nui au scénario optimiste.

“Le troisième trimestre a pris fin avec une forte augmentation des suppressions d’emplois,” voilà comment Challenger Gray, qui suit ces événements, a intitulé son rapport hier. En Septembre, les grandes entreprises américaines avaient annoncé 58 877 licenciements. Au troisième trimestre, ils ont annoncé 205 759 licenciements, le pire trimestre depuis les 240 233 licenciements au troisième trimestre de l’année 2009!

Depuis le début de l’année, nous sommes à près d’un demi-million d’annonces de suppressions d’emplois (493 431 pour être précis), en hausse de 36% par rapport à la même période de l’année dernière.

Certaines des entreprises qui ont annoncé récemment des licenciements sont Wal-Mart, RadioShack, Delta, Sprint, ConAgra, Caterpillar, Bank of America, Halliburton, Qualcomm, Microsoft et Hewlett-Packard.

Si vous avez besoin de trouver un emploi ou que vous envisagez de changer d’emploi dans un avenir proche, et bien, il n’y a plus de temps à perdre. les emplois vont devenir beaucoup, beaucoup plus difficiles à trouver dans les mois à venir, et chaque jour perdu rendra plus difficile la recherche.

À l’heure actuelle, il y a plus de 100 millions d’Américains qui obtiennent une sorte d’aide du gouvernement fédéral chaque mois. La dépendance au gouvernement est à un niveau que nous avons jamais vu auparavant dans l’histoire des États-Unis, et la situation va s’aggraver considérablement.

Si nous arrivons au point où le gouvernement est réticent voire incapable de prendre soin de tous ces gens, nous allons avoir un immense problème social sur les bras. Plus d’un tiers des personnes vivant aux Etats-Unis ne peuvent pas prendre soin d’eux et chaque jour de plus en plus d’Américains sortent de la classe moyenne. Lorsque l’état Providence commence à s’effondrer, le chaos qui en découlera sera bien pire que ce que la plupart des gens oseraient imaginer.

Alors qu’en pensez-vous ? Est-ce que les pertes d’emplois et les licenciements commencent à se produire dans votre pays ?

N’hésitez pas à donner votre avis.

Source: theeconomiccollapseblog

http://www.businessbourse.com/2015/10/11/etats-unis-aujourdhui-1026-millions-damericains-en-age-de-travailler-sont-sans-emploi/

source

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage