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16 juin 2020 10:37

Dans son édito pour «Russeurope Express», Jacques Sapir analyse la récente hausse du chômage liée à la crise sanitaire du coronavirus. Malgré le déconfinement et la reprise de l’activité, l’économiste redoute une dépression durable.

Un édito de Jacques Sapir à retrouver en podcast dans l’émission Russeurope Express du 11 juin.

Plans sociaux en cascade, récession encore plus forte que prévu… Et si la flambée du chômage en avril n’était qu’un avant-goût de ce qui attend le marché du travail? Avec la fin programmée du chômage partiel et les faillites liées au confinement, le réveil pourrait être douloureux à la rentrée.

 

La «deuxième vague» de l’épidémie, dont on parle tant, pourrait-elle être celle du chômage? Quelle serait son ampleur? Avec quelles conséquences sociales?

La Dares du ministère du Travail annonçait il y a quelques jours une forte remontée du nombre des personnes inscrites en catégorie A: 827.000 en avril, après 243.000 en mars.
Qu’y a-t-il derrière ces chiffres? Il faut d’abord rappeler ce que signifient ces catégories: il y a la fameuse catégorie A, qui regroupe les personnes sans emploi faisant des actes dits «positifs» de recherche, puis les catégories B et C, dans lesquelles on classe les temps partiels, respectivement en dessous et au-dessus de 78 heures par mois, et enfin la catégorie D, celle des personnes sans emploi mais dispensées, pour diverses raisons comme la grossesse, de rechercher activement un travail.

 

Jacques Sapir et Clément Ollivier reçoivent Bruno Ducoudré, économiste au département Analyse et prévision de l’OFCE.

 

Mais quand on regarde bien les chiffres, on constate que cette augmentation vient essentiellement du transfert des inscrits des catégories B et C vers la catégorie A. On constate alors la montée très forte de l’ensemble A+D, qui passe de 3,5 à 4,6 millions en deux mois.

 
On constate aussi que l’ensemble, en incluant les catégories B et C, augmente bien moins. Il passe de 5,7 à 6,1 millions. En fait, les catégories B et C ont brutalement décru, passant de 2,2 à 1,5 millions.
Ces personnes qui composent les catégories B et C enchaînent petits boulots et contrats d’intérim. Ce sont des travailleurs précaires, qu’ils soient dans le bâtiment, les services ou l’hôtellerie-restauration.
Et ce sont eux qui ont été les premières victimes du confinement.
 
Graphique 2

Et puis l’on peut craindre que de nombreuses entreprises qui reprennent actuellement, confrontées à une demande qui reste faible, sombrent durant l’été qui vient. De l’automobile, avec le cas de Renault, à la grande distribution, en passant par certaines marques de prêt-à-porter, on voit que c’est une vague de licenciements qui est en train de se lever.

Globalement, les entreprises ne retrouveront pas immédiatement le niveau de demande de janvier dernier. Et cela aura des conséquences sur l’activité. Or on entend de plus en plus de voix qui demandent de baisser les salaires pour maintenir des emplois. Mais ceci nous précipiterait encore plus dans la crise.

En effet, une baisse du revenu conduirait à une nouvelle baisse de l’activité, qui pousserait à son tour les entreprises à demander une nouvelle baisse du revenu des salariés. Bref, ce qui est à craindre, c’est bien qu’à peine serions-nous sortis de la pandémie que nous tomberions dans le gouffre de la déflation.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
9 juin 2020 20:03

Le dispositif de chômage partiel aura retardé, mais pas évité, l’explosion des chiffres du chômage. Selon la dernière note de conjoncture de la Banque de France, le taux de chômage devrait grimper à 11,5% en 2021.

«Le taux de chômage [en France] pourrait connaître un pic supérieur à 11,5 % mi-2021. Il diminuerait ensuite progressivement en dessous de 10 % fin 2022», préviennent les auteurs de la dernière note mensuelle de conjoncture que publie la Banque de France.

Expliquant que les entreprises doivent faire face à une dégradation brutale de leur activité et de leurs comptes, ils précisent que leur taux de marge et leur taux d’épargne pourraient subir en 2020 le plus fort recul enregistré depuis plus de quarante ans.

Cette situation serait la principale cause de la réduction importante de l’emploi que va connaître la France cette année ainsi que dans les années à venir, et qui marquera également un record. En effet, au plus fort de l’impact rétroactif de la crise financière de 2008/2009, la France n’avait atteint (en 2015) qu’un taux de chômage de 10,4%.

Or, malgré le très coûteux dispositif de chômage partiel mis en place en mars par le gouvernement, la saignée du marché du travail a déjà commencé.
Selon les premières estimations publiées par l’Insee, l’emploi salarié dans le secteur marchand a reculé de 2,3% fin mars par rapport à fin décembre 2019, soit une réduction de 453 800 postes, dont plus de 290 000 dans l’intérim.

Au quatrième trimestre 2020, le niveau de l’emploi serait inférieur de presque un million au niveau atteint fin 2019.En mai, le nombre de personnes indemnisées au titre du chômage devrait connaitre (les chiffres ne sont pas encore connus avec certitude) un pic pour atteindre 7 millions, soit environ 23% de la population active.

En savoir plus sur RT France

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
28 mai 2020 12:27

PARIS (Reuters) - Le nombre de demandeurs d'emploi n'exerçant aucune activité a explosé en France en avril, le confinement généralisé en raison du nouveau coronavirus se traduisant par une hausse mensuelle sans précédent ayant porté les effectifs des chômeurs de catégorie A à un record de plus de 4,5 millions de personnes.

Selon les données publiées jeudi par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) en France (hors Mayotte) a bondi de 22,6% le mois dernier, soit 843.000 personnes supplémentaires par rapport au mois de mars.

Cette hausse mensuelle, tout comme le nombre total d'inscrits en catégorie A, sont d'une ampleur inédite depuis le début de cette série statistique en 1996.

En tenant compte des catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d'inscrits tenus de rechercher un emploi a progressé de 3,6% le mois dernier - soit 209.300 personnes - là encore un record.

"Cette hausse, historique, était prévisible car avril est le premier mois intégralement marqué par le confinement", note le ministère dans un communiqué, en soulignant qu'elle s'explique par un arrêt des embauches et non par des licenciements en nombre.

De fait, l'accroissement des effectifs cumulés des trois catégories A, B et C le mois dernier reflète une forte baisse des sorties (-35%) parallèlement à une baisse des inscriptions (-19,1%), même si les entrées pour fin de mission d'intérim ou fin de contrat courts sont restées à un niveau élevé, la poursuite du confinement ayant conduit à des non-renouvellements de ce type de missions.

Pour le ministère du Travail, ces chiffres confirment que le système d'activité partielle mis en place en France "protège donc puissamment les emplois et les salariés".

Pour éviter que les difficultés économiques découlant de la crise sanitaire ne se traduisent par des licenciements susceptibles de faire bondir le taux de chômage, le gouvernement a mis en place un dispositif par lequel l'Etat et l'Unedic remboursent aux entreprises le montant des rémunérations qu'elles versent à leurs salariés placés en chômage partiel. A compter du 1er juin, les entreprises devront participer à hauteur de 15%.

Ce dispositif, qui comptait plus de huit millions de bénéficiaires en avril, concernait 12,9 millions de salariés en début de semaine.

(Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault et Bertrand Boucey)

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
22 mai 2020 22:07

La crise économique liée à la pandémie de coronavirus Covid-19 est bien là : les entreprises ont l’intention de licencier après avoir largement réduit leurs effectifs en ne renouvelant pas les CDD ou en limitant le recours à l’intérim et aux indépendants. Selon une enquête menée par la start-up StaffMe, plus d’une entreprise sur cinq compte procéder à des licenciements… dans les mois qui viennent.

22% des chefs d’entreprise comptent licencier

Dévoilée par le journal Le Parisien le 21 mai 2020, l’étude menée par StaffMe, spécialisée dans la mise en relation entre entreprises et indépendants auprès de ses clients, dévoile que 22% des chefs d’entreprise comptent supprimer des emplois en 2020 pour faire face à la crise, la baisse d’activité et éviter la faillite. StaffMe travaille avec des entreprises de toutes tailles, de la TPE à la grande entreprise.

Les données sont naturellement susceptibles de changer, les chefs d’entreprise broient du noir en ce début de déconfinement. Mais il y a fort à parier que les licenciements, en 2020, seront nombreux. Ils ont déclaré à StaffMe qu’ils comptent se séparer en moyenne de 20% des effectifs, soit un salarié sur cinq.

Combien de salariés licenciés avant la fin de l’année ?

Le calcul du nombre de salariés qui risquent d’être licenciés en 2020 est donc facile à réaliser : si 22% des entreprises comptent se séparer de 20% des effectifs, cela représente 4,4% des salariés en France. Naturellement, il ne s’agit là que d’une extrapolation.

Ce taux, rapporté au nombre total de salariés en France, 22,2 millions, nous donne 976.800 personnes, soit quasiment un million. C’est 8 fois plus que la baisse du nombre de chômeurs de catégorie A sur l’ensemble de l’année 2019 qui était, elle-même, la plus forte baisse dans cette catégorie depuis 2008.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
21 mai 2020 18:32

La CRDS, une contribution de 0,5% sur tous les revenus, devait s'éteindre en 2024. Elle sera prolongée jusqu'en 2033. C'est la première facture fiscale de la crise du coronavirus.

C'est une première hausse d’impôt, ou plutôt une non-baisse d’impôt : en tous cas  c'est la première conséquence fiscale de la crise sanitaire devenue économique. Il s’agit de la CRDS, la contribution au remboursement de la dette sociale, qui est prélevée au taux de 0,5% sur tous les revenus : les revenus salariaux, du capital, les retraites, les allocations familiales, etc. 

Cet impôt, qui rapporte beaucoup d’argent pour financer les dettes passées de la sécurité sociale, a été créé il y a bien longtemps, en 1996. Il devait s’arrêter en 2009. Puis en 2014. Puis en 2024. Eh bien voilà, le gouvernement a pris la décision de le prolonger jusqu’au 31 décembre… 2033. Un impôt devait disparaître, il est prolongé. 

Est-ce une hausse d’impôt ? 

Je laisse chacun trancher ce débat, aussi complexe que le changement d’heure d’hiver et d’été. C’est, en tout cas, la conséquence du déficit considérable de la Sécurité Sociale qui commence maintenant et va se prolonger plusieurs années. Moins d’activité économique, ce sont moins de recettes de sécurité sociale et d’impôts pour financer la maladie, la vieillesse, la famille etc. - et, à la fin, ce sont des recettes en plus à trouver. 

L’Etat va concrètementdécharger la Sécu de 130 milliards d’eurospour les transférer à la Cades – je dis cela pour les spécialistes. Sur ces 130 milliards, l’essentiel, ce sont les déficits du régime général attendus pour 2020, 2021 et 2022. Dans le paquet, il y aura aussi une nouvelle reprise de la dette des hôpitaux. 

Voilà comment un impôt qui devait passer de vie à trépas en quelques années vivra quasiment 40 ans. 

Le gouvernement a une autre idée

Une autre idée qui passera mieux et qui montre qu’Olivier Véran travaille déjà sur le monde social d’après le Covid. Il va transmettre aux partenaires sociaux un projet de loi qui va dégager un financement pour le grand âge, en clair la dépendance – au moins deux milliards d’euros. Je vous épargne là encore la technique dans laquelle je me noie aussi, pour dire qu’un petit bout de CSG va être ciblé vers les personnes âgées. 

On est très loin du compte de ce qui est nécessaire, et certains imaginent une cotisation obligatoire nouvelle. Il y aura une négociation sur ce point. 

On le voit : sur le plan fiscal, le monde d’après va ressembler furieusement à celui d’avant.

L'équipe
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
19 mai 2020 18:38

C’est le premier grand plan d’économies dans les médias, consécutif au coronavirus et à la crise du marché publicitaire qu’il a engendrée.

Il touche la partie audiovisuelle du groupe Altice (également propriétaire de Libération, dont la cession à un fonds de dotation à but non lucratif a été rendue publique la semaine dernière).

Réunie sous l’appellation «NextRadioTV», cette activité comprend notamment les chaînes BFMTV, RMC, RMC Découverte, BFM Business, etc. Annoncé ce mardi, ce plan, dont le montant d’économies attendu n’est pas précisé, passe d’abord par des coupes dans les effectifs.

Combien exactement ?

L’entreprise ne le dit pas. Un plan de départs volontaires va être proposé aux plus de 1 600 salariés de l’entité.

Les plus précaires vont trinquer : «Le recours aux intermittents, aux pigistes et aux consultants sera divisé par deux», prévient Altice. Mais les titulaires de CDI et de CDD pourraient ne pas être épargnés.

L’entreprise explique que les effectifs «ont augmenté de plus de 50% ces six dernières années». Par ailleurs, elle confirme l’arrêt de la chaîne d’information RMC Sport News et revoit à la baisse son engagement dans les droits sportifs.

«Les licenciements contraints n’interviendraient que si le nombre de volontaires était insuffisant», ajoute le groupe Altice, maison-mère de l’opérateur télécoms SFR, détenue par le milliardaire Patrick Drahi.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
14 mai 2020 13:29
Dans les Hauts-de-France, les conséquences de l’épidémie de coronavirus sont catastrophiques : la moitié des entreprises de la région accusent une baisse de leur chiffre d’affaires. 

Les conséquences économiques de la crise sanitaire se font déjà sentir. Comme lors des mois de mars et avril, la Chambre de commerce et de l’industrie des Hauts-de-France a mené l’enquête auprès de 2 942 chefs d’entreprises, du 5 au 12 mai, pour connaître leur situation, rapporte France Bleu.

Le constat est sans appel : la situation s’aggrave au fil des semaines. Ainsi, la moitié des entreprises nordistes accusent désormais une baisse de leur chiffre d’affaire : quatre fois plus qu’au mois de mars (14%) et huit point de plus qu’au moins d’avril. La restauration et l’hôtellerie sont évidemment les secteurs d’activités les plus touchés (64%) devant les services (59%) et le commerce de détail (52%). 

Pire encore, un entrepreneur sur cinq envisagerait de licencier devant la difficulté de la situation. Une part qui grimpe même à un tiers dans le secteur de la restauration. Un point positif néanmoins : seules 1% des entreprises disent envisager un arrêt définitif.

Pour autant, les perspectives restent sombres pour les entrepreneurs des Hauts-de-France. Avec le déconfinement, seules 40% des entreprises ont repris totalement leur activité et 35% partiellement. En moyenne, les patrons estiment qu’il faudra six mois pour retrouver le niveau d’activité d’avant la crise. 

Développer des trésors d’inventivité 

France Bleu prend l’exemple de Philippe Hollebecq, dirigeant de l’entreprise Wagnon, spécialisée dans les feux d’artifice et basée à Tourcoing.

Habituellement, il réalisé 80% de son chiffre d’affaire annuel les 13 et 14 juillet. Seulement, face à l’incertitude de la situation, les communes alentours n’ont quasiment fait aucune commande. Pour survivre, Philippe Hollebecq doit être inventif. « J’ai proposé aux communes de décaler les feux à l’automne, ou de les faire sur les hauteurs pour permettre aux gens de les regarder depuis chez eux, ou encore de regarder dans sa voiture », explique-t-il à France Bleu.

L’entrepreneur envisage même une diversification de son activité : « On pourrait se tourner vers les techniques de son pour les feux d’artifice, c’est une piste ». Mais pour tous, un mot d’ordre : « Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps ». 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Déconfinement Emploi - Chômage
23 avril 2020 19:12

(…) Si le dispositif de chômage partiel permet de passer le cap de la crise, en suspendant les contrats de travail, il ne garantit en rien leur pérennité en sortie de confinement et reprise d’activité. Certes, l’État ne repliera pas son plan de soutien du jour au lendemain mais il ne va pas régler pendant des mois les salaires de plusieurs millions de personnes.

Et sans cette perfusion, les entreprises exsangues après des semaines à l’arrêt ou au ralenti n’auront d’autre choix que de licencier. (…)

Toute la question est maintenant de savoir ce que le gouvernement va faire face à ce déferlement attendu et inévitable de plans sociaux. Et ce d’autant que l’emploi a déjà entamé son inexorable descente aux enfers – les déclarations d’embauche ont plongé de 22,6 % en mars, les offres d’emploi cadre, de 40 % (…)

La purge qui se prépare, il faut en être conscient, va être d’une violence, inédite. Les suppressions de postes se chiffreront en centaines de milliers, si ce n’est en millions. (…)

Marc Landré – Responsable du service EcoFrance – Le Figaro

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Emploi - Chômage
17 avril 2020 15:43

Lors du dernier point de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, sur la question du chômage partiel, on a découvert que le nombre de salariés, qui bénéficient désormais de ce dispositif, a encore augmenté. En France, il y aura bientôt la moitié des salariés du privé qui ne travaillent plus.

9 millions de salariés au chômage partiel

Selon les derniers chiffres du ministère du Travail, dévoilés le 16 avril 2020, 9 millions de salariés bénéficient du chômage partiel en France. Naturellement, cela ne tient compte que des salariés du privé puisque les chiffres sont liés à la prise en charge à 100% de ce dispositif pour les entreprises : les salariés de la fonction publique sont exclus du décompte.

Comme l’a signalé Muriel Pénicaud, cela représente quasiment « un salarié sur deux ». Dans le privé, en France selon les chiffres officiels de l’Insee pour 2019, on comptait 19,66 millions de salariés (par ailleurs en hausse de 210.000 sur l’année). Si le nombre de salariés au chômage partiel continue de croître, le seuil des 50% sera bientôt atteint… il ne manque plus que 800.000 personnes.

Les premières inscriptions au chômage font exploser les chiffres

D’un autre côté, selon les premières données fournies par Pôle emploi, la situation commence à devenir problématique pour celles et ceux qui ne bénéficient pas du chômage partiel. Pas moins de 117.673 inscriptions à Pôle emploi ont été réalisées du 15 au 21 mars 2020, soit durant la première semaine de confinement.

Muriel Pénicaud commence même à prévenir que le gouvernement pourrait bien ne pas respecter son engagement de campagne, à savoir faire baisser le chômage sous la barre des 7% fin 2022. « Nous étions sur une excellente tendance puisqu'il y a deux mois on annonçait que le chômage était à 8,1%, le plus faible taux depuis 11 ans ; on est loin de cette situation », a-t-elle déclaré. Ce qui l’inquiète, c’est surtout la chute des offres d’emploi : -70% en mars 2020 par rapport au même mois de 2019…

Et, forcément, les chiffres des mois d’avril et de mai ne pourront qu’être pires…

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage CORONAVIRUS
16 août 2019 13:33

Si le gouvernement se félicite d'une nouvelle baisse du chômage, d'autres indicateurs nuancent cette bonne nouvelle. La statistique «chômage» écarte en effet certaines populations précaires voire inactives.

300 000 chômeurs en moins depuis le début du quinquennat, avec un taux de chômage qui s'établit désormais à 8,5% selon une publication du 14 août l'Institut national de la statistique (Insee) – se basant sur les normes du Bureau international du travail (BIT) : il n'en fallait pas plus pour enthousiasmer les membres du gouvernement. La porte-parole Sibeth Ndiaye affirme sur Twitter : «Nos réformes commencent à porter leurs fruits : des Français retrouvent un emploi, mais il reste encore trop de chômeurs.»

Ces chiffres viennent à point nommé pour la rentrée gouvernementale. Mais à y regarder de plus près, n'est-on pas face à un usage des chiffres ombrageant une réalité moins réjouissante ? Selon les chiffres de Pôle emploi, on apprend notamment, dans ses statistiques sorties le 25 juillet, que le nombre de radiations par rapport au dernier trimestre a augmenté de 12,8%, soit 45 000 personnes. Or, une radiation d'un individu, signifie une sortie de celui-ci des statistiques du chômage...

Si sur les 12 derniers mois Pôle emploi confirme également une baisse de 0,9% des demandeurs d'emploi en catégorie A, B ou C, soit une diminution d'environ 56 000 chômeurs, le nombre d'inscrits en catégorie D (sans emploi mais disposant d'une formation, d'un contrat de sécurisation professionnelle, ou atteints d'une maladie) a augmenté de 9% sur un an, pour atteindre un peu plus de 285 000 individus précaires au total.

De fait, lorsque Sibeth Ndiaye se satisfait d'un retour de l'emploi, certains commentateurs alertent et contestent la réjouissance des macronistes. L'économiste Guillaume Duval d'Alternatives économiques affirme par exemple que «le recul du chômage au [deuxième trimestre] n'a rien à voir avec une amélioration de l'emploi.

Elle est due uniquement à une baisse des taux d'activités : les gens renoncent de plus en plus à chercher un emploi». «La part de ceux en âge de travailler qui sont totalement sortis du marché du travail (ils n’ont pas d’emploi et n’en cherchent pas) a augmenté cette année», poursuit-il par ailleurs dans son article pour le magazine économique, constatant que «le taux d’emploi des 15-64 ans a diminué au second trimestre 2019».

Pour Guillaume Duval, «les mesures bureaucratiques prises au niveau de Pôle emploi pour dissuader les chômeurs de s'inscrire jouent certainement un rôle dans ce découragement croissant de nombreuses personnes».

L'Insee remarque d'ailleurs qu'au deuxième trimestre 2019, 63 000 personnes de plus sont entrées dans le «halo du chômage» – les personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu'elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement. Ce «halo» concernerait désormais environ 1,5 million de personnes.

Ajoutons que la croissance est toujours en berne, plafonnant à 0,2% au deuxième trimestre. Nul doute, un éventuel effet positif des réformes, notamment celle sur le code du travail, se fait attendre.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
3 juillet 2019 01:41

Le Groupe Conforama va se débarrasser de 1900 salariés l’année prochaine dans le cadre d’un plan de «transformation profonde et nécessaire». Une coupe budgétaire et sociale énorme, pour une société pas réputée par ailleurs – comme beaucoup dans ces temples de la consommation – pour bien payer ses salariés (tendance à la généralisation du SMIC ou d’un tout petit peu plus que le SMIC pour les employés)

En Bretagne, 1 seul site est touché : celui de La Chapelle des Fougeretz.

Voici la liste des Conforama qui vont fermer en France :

Antibes, 2727 Chemin de Saint-Claude, 06600 Antibes

– Avallon, ZAC Du, Bois Saint-Ladre(Ouest), 89200 Avallon

– Calais, centre commercial La Française, 62231 Coquelles

– Chalon-sur-Saône, Rue des Poilus d’Orient, 71100 Chalon-sur-Saône

– Château-Thierry, 11 Rue Gustave Eiffel, 02400 Château-Thierry

– Chatellerault, rue De La Désirée Z.A. La Désirée, 86100 Châtellerault

– Chelles, 115 Avenue Gendarme Castermant, 77500 Chelles

– Cosne-sur-Loire, route Nationale 7 RN 7, 58200 Cosne-Cours-sur-Loire

– Dreux, rue Henri Potez Z.I. Nord, 28100 Dreux

– Fleury-Mérogis, Avenue de l’Hurepoix Z.I. de la Croix blanche, 91700 Fleury-Mérogis

– Gondreville, 3 Route de Nancy, 54840 Gondreville

– Grenoble, 34 Avenue de l’Europe, 38100 Grenoble

– La Chapelle des Fougeretz, Route de Saint-Malo, 35520 La Chapelle-des-Fougeretz

– La Tour Du Pin, 30 route Nationale Z.I. Pré Noir – Les Abrets-Les-Abrets FR, 38490 Charancieu

– Laon, Avenue Georges Pompidou, 02000 Laon

– Leers, rue des Verdiers Centre Commercial Auchan, 59390 Lys-lez-Lannoy

– Louvroil, Centre commercial Val de Sambre, 59720 Louvroil

– Millau, boulevard Georges Brassens Z.A.C. Cap du Crès, 12100 Millau

– Montauban, 609 Route du N, 82000 Montauban

– Morsbach/Forbach, rue Gérard Barthen, 57600 Morsbach

– Orange, route D’Avignon, N7, 84100 Orange

– Pamiers, rue André Citroën Z.A. des Canounges, 09100 Pamiers

– Paris Étoile, 10 Avenue de la Grande-Armée, 75017 Paris

– Paris Pont-Neuf, 2 Rue du Pont Neuf, 75001 Paris

– Sormiou, Chemin du Roy d’Espagne, 13009 Marseille

– Saint-Dié des Vosges, 3 Rue Antoine de Saint-Exupéry, 88100 Saint-Dié-des-Vosges

– Saint-Genis-Pouilly, 126 rue Du Salève, 126 Rue du Salève, 01630 Saint-Genis-Pouilly

– Saint-Memmie, ZAC De Voitrelle, Avenue Marc Hamet, 51470 Saint-Memmie

– Saint-Ouen, 5 avenue Du Capitaine Glarner, 89 Boulevard Victor Hugo, 93400 Saint-Ouen

– Vélizy, rue André Citroën Centre Commercial La Maison, 78140

– Vendeheim, 6 Rue des Emplettes, 67550 Vendenheim

– Vitry-Sur-Seine, 110 Boulevard de Stalingrad, 94400 Vitry-sur-Seine

Photos d’illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
24 avril 2019 13:49

Un ouvrage du Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap), « La Polarisation de l’emploi en France, ce qui s’est aggravé depuis la crise de 2008 », détaille le recul des emplois à salaire intermédiaire au profit des emplois à bas salaire et des hautes rémunérations.

Dans un ouvrage* paru en mars, deux économistes du Centre pour la recherche économique et ses applications (Cepremap) ont étudié les variations de la structure de l’emploi en France entre 1994 et 2013 à partir des données annuelles déclarées par les entreprises sur leurs salariés.

Leur conclusion est sans appel : les emplois à salaire intermédiaire (techniciens de niveau intermédiaire, ouvriers qualifiés et employés de bureau) ont reculé au profit des emplois à bas salaire, souvent dans les services, et des emplois à haute rémunération (notamment les travailleurs formés aux technologies qui possèdent des compétences dans le domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, surnommés « techies »).

Autrement dit, « les emplois de la classe moyenne se sont raréfiés ou ont même, pour certains, disparu, contribuant fortement au sentiment d’un déclassement irréversible».

Cette spirale est difficile à enrayer : «La réduction de la demande d’emploi à salaire intermédiaire entraîne une augmentation mécanique de l’emploi dans les postes à bas salaire, à la fois par un effet de dislocation des travailleurs à salaire intermédiaire se retrouvant au bas de l’échelle salariale (une personne licenciée retrouve rarement un emploi mieux rémunéré) et par les changements des opportunités d’emploi pour les jeunes arrivant sur le marché du travail», soulignent les auteurs.

Cette évolution en « sablier » de la structure des emplois, comme disent les spécialistes, c’est-à-dire d’écrasement des professions intermédiaires et des classes moyennes, a augmenté les inégalités de revenus. […]

Le Point

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
3 avril 2019 11:05

Le tribunal de commerce de Nanterre a prononcé ce 29 mars la liquidation judiciaire d'Arjowiggins Papiers Couchés à Bessé-sur-Braye (Sarthe), qui emploie 580 personnes, et la cession partielle de celle du Bourray (270 emplois), à Saint-Mars-La-Brière près du Mans.

«Il y a 800 salariés touchés directement, sans compter les emplois indirects. Il y a eu des liquidations qui ont touché autant de salariés mais autant dans un même département et une même zone géographique, c'est vraiment inédit», a souligné l'avocat des salariés Thomas Hollande. «C'est une catastrophe pour le département de la Sarthe», a-t-il ajouté, faisant part de sa «colère» vis-à-vis de l'Etat.

Pour l'usine de Bessé-sur-Braye, fondée en 1824, le tribunal a prononcé «la liquidation judiciaire sans poursuite d'activité», a expliqué l’avocat. Pour l'usine du Bourray, il s'agit d'une cession partielle «avec le licenciement de plus de 150 salariés», selon la même source.

A Bessé-sur-Braye, des salariés bloquaient le 29 mars les sorties de camions en plaçant des bobines de papier devant les entrées du site, selon un journaliste de l'AFP. Une cinquantaine de personnes étaient réunies dans la cour intérieure dans une ambiance d'enterrement. Alain, 58 ans et 35 d'usine, faisait part de «son dégoût». «Tout le monde nous a abandonnés, on s'est fait rouler dans la farine», a-t-il estimé.

«On s'y attendait mais là c'est cuit. C'est le coup de massue», a déclaré à l'AFP Abraham Philippe, représentant CGT à Bessé-sur-Braye (580 salariés),

avant même l'annonce officielle.

Peu de perspective d'emplois à moins d'une heure de route

«Il va y avoir 600 personnes dans la région sans emploi et il n'y a rien dans le secteur», a déploré Christine, employée à la logistique, chez «Arjo» depuis 35 ans, parlant d'un «coup très dur». «Il y a une heure de route minimum pour les grandes villes, Blois, Tours ou Le Mans. On a du mal à réaliser que c'est fini», a-t-elle ajouté.

«Tout le monde est sous le choc», a renchéri Jacques Lacoche, le maire de Bessé-sur-Braye (2 200 habitants). «Il y a toujours un espoir de repreneur même après la liquidation judiciaire», a-t-il toutefois affirmé.

Le besoin de financement pour reprendre l'usine de Bessé s'élevait à 40 millions d'euros, selon Thomas Hollande, avocat des salariés, la région s'étant dit prête à apporter 20 millions d'euros.

BpiFrance, actionnaire du groupe en difficulté

Selon l'avocat, l’Etat, la Banque publique d'investissement (BPI) et les dirigeants du groupe «sont responsables de cette situation alors qu'il y avait un projet de reprise viable proposé». Ils «ont refusé de le financer intégralement», a estimé l'avocat. Les trois usines, qui appartenaient au groupe Sequana, ont été placées en redressement judiciaire le 8 janvier. BpiFrance est actionnaire de Sequana à hauteur de 15,4% du capital et détient 17,2% des droits de vote.

«C'est une nouvelle difficile pour le territoire [...] Malheureusement, les financements privés nécessaires pour équilibrer l'offre n'ont pu être réunis», a réagi Bruno Le Maire, le ministère de l'Economie dans un communiqué. 

….

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
25 mars 2019 19:44

Pour la première fois de son histoire en France, IKEA va supprimer des emplois. Le groupe veut amplifier son adaptation à un marché qui change très vite.

Le secteur du commerce de détail, que ce soit dans l’ameublement ou ailleurs, doit s’adapter rapidement pour ne pas être pris de vitesse par le commerce en ligne. Les modes de consommation ont changé, tout comme les modes de vie : les consommateurs délaissent la voiture (quand ils en ont une), et ils veulent pouvoir récupérer les biens achetés en ligne dans les cœurs de ville. Dans ce contexte, le modèle IKEA doit évoluer.

La fin des grandes surfaces

Le géant suédois de l’ameublement a bâti son succès sur de vastes surfaces en périphérie des villes. L’entreprise doit se rapprocher de ses clients, c’est pourquoi IKEA va implanter une quarantaine de sites « click & collect », ainsi que des points relais dans les villes moyennes. Dans ce contexte, le groupe a annoncé en septembre dernier la suppression de 7 500 postes dans le monde d’ici 2020. Pour la France, ce sera une cinquantaine d’emplois qui vont disparaître.

Une cinquantaine de postes en France

D’après Le Parisien, IKEA va supprimer 209 postes, principalement dans les ressources humaines et dans l’immobilier, et en créer 160. Les suppressions de postes auront lieu avant l’été. IKEA s’est installé en France en 1981 et depuis, l’entreprise n’a cessé de croître.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
2 mars 2019 19:23

Le groupe aéronautique français veut ouvrir deux usines dans l’Hexagone mais ne parvient pas à trouver de lieux favorables en raison notamment des difficultés administratives. Son directeur général, Philippe Petitcolin, se demande même s’il n’y a pas plus d’appétit pour attirer les entreprises étrangères que françaises.

L’histoire paraît invraisemblable. En plein débat sur l’emploi industriel en France avec la fermeture de l’usine de Ford à Bordeaux ou les menaces qui pèsent sur l’aciérie d’Ascoval, un groupe industriel français veut ouvrir deux usines dans l’Hexagone plutôt qu’à l’étranger, mais rencontre toutes les peines du monde pour y parvenir en raison des lourdeurs administratives françaises.

C’est ce qui arrive aujourd’hui au groupe aéronautique Safran. Son directeur général, Philippe Petitcolin est prêt à investir près de 300 millions d’euros pour monter ces deux usines, l’une dans la fabrication de pièces en 3D, l’autre dans la fabrication de pièces en carbone. De tels sites permettraient de créer près de 300 emplois. Problème, Philippe Petitcolin ne peut confirmer aujourd’hui qu’elles verront bien le jour en France. (…)

Pas d’alignement entre les différents étages administratifs

Philippe Petitcolin a mis en lumière l’absence de politique coordonnée entre les différents centres les décisions, l’Etat, la Région, les communautés de communes, les communes.

« Les gens sont de bonne volonté. Mais rien n’est organisé. Rien n’est fait pour aider l’industriel à décider en faveur de la France. Dans les ministères, les gens sont pleins de bonne volonté. Derrière, que se passe-t-il ?

Vous vous retrouvez tout seul, vous allez dans une région, vous allez tomber sur la communauté de communes qui va vous dire que dans une commune nous avons droit à cela mais pas dans une autre, etc…

On rentre dans un ensemble administratif extrêmement complexe dans lequel chacun a son domaine de responsabilité et ne va pas au-delà. Au final, cela ne donne rien. Il faut faire soi-même le liant et même avec cela, il n’a pas toujours l’appétit pour pouvoir attirer les entreprises.

On a peut-être plus d’appétit pour les entreprises étrangères que pour les entreprises françaises même si elles sont les plus belles du monde »

(…)

La Tribune

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage économie
25 février 2019 20:31

Ford a confirmé le 25 février qu'il refusait la dernière offre de reprise de son usine de Blanquefort, près de Bordeaux, par le groupe belge Punch et qu'il continuait de privilégier un plan social pour les 850 salariés du site.

«Ce matin, Ford a confirmé à ses salariés ne pas accepter la dernière proposition du repreneur potentiel et rester concentré sur l'approbation du plan social», a déclaré un porte-parole de l'entreprise à l'AFP. Il a affirmé que, pour le constructeur américain, ce plan restait le choix «permettant aux salariés d'avoir le plus de visibilité sur leurs options à venir».

Le délégué interministériel aux restructurations d'entreprises Jean-Pierre Floris avait déjà annoncé le 22 février ce choix de Ford aux syndicats de l'entreprise qui en avaient informé les médias. Toutefois, ni l'entreprise, ni Bercy, qui s'est beaucoup impliqué dans ce dossier, ne l'avaient confirmé jusqu'ici.

«Si cette décision de Ford devait être confirmée, nous exigerions de l'entreprise qu'elle prenne toute ses responsabilités sociales et financières vis-à-vis de ses salariés et du site industriel», avait simplement déclaré un responsable du ministère des Finances, laissant entendre que le gouvernement se résignait à voir fermer l'usine.

Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, une réunion prévue le 25 février en fin d'après-midi à Bercy devrait être l'occasion d'entériner cette fermeture, en l'absence de repreneur solide et faute d'accord de Ford pour une solution alternative. L'administration ayant rejeté fin janvier le plan social de Ford, le gouvernement avait profité du répit pour faire pression sur tous les acteurs afin de trouver une solution.

La nouvelle offre de reprise par Punch Powerglide, dont le contenu n’a pas été rendu public, avait été annoncée triomphalement par Bercy le 28 février mais Ford avait déjà rejeté une première proposition à la mi-décembre en expliquant qu'elle ne lui paraissait pas assez solide, et affirmant qu'un plan social serait plus avantageux pour les salariés.

Une fermeture désormais presque certaine

Même les syndicats se montraient «inquiets» face à l'offre de Punch qui maintenait près de la moitié des emplois mais n'était pas accompagnée de lettres d'intention de clients, faisant redouter un carnet de commandes insuffisant pour faire tourner cette usine de boîtes de vitesse.

Pour Ford la revente du site pourrait s’avérer en fin de compte plus onéreuse que sa fermeture pure et simple. En effet, en cas d’échec du plan de reprise par l’entreprise belge spécialisée dans la construction de boîtes de vitesses, Ford pourrait conserver des responsabilités sociales vis-à vis des salariés de l’usine.

La loi (article L. 1224-1 du code du travail) stipule en effet que «lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise».

Or, le constructeur automobile américain cherche depuis près de dix ans à se débarrasser de son site industriel en Aquitaine. La question s'était déjà posée en 2013. A l'époque la direction avait fini par accepter un plan quinquennal de maintien de l'emploi, en échange de millions d'euros de subventions, mais ce plan est arrivé à échéance en octobre 2018.    

Le groupe belge Punch s'est alors proposé de racheter le site mais Ford avait refusé cette proposition. Décision que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait qualifiée de «trahison», laissant planer l'hypothèse d'une nationalisation provisoire du site. Cette option semble aujourd’hui beaucoup moins vraisemblable que la fermeture définitive de l’usine.

Philippe Poutou, ancien candidat à l'élection présidentielle en 2017 et délégué CGT à l'usine de Blanquefort, a réagit dans un communiqué en déclarant : «Nous ne nous satisfaisons pas du discours d’impuissance de l’Etat.»

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
28 juin 2016 01:00
 
6 484 200 privés d'emploi et travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, + 4 030 000 environ d'invisibles qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses ( chiffres détaillés bas de page ).


Total : + de 10,51 MILLIONS de chômeurs en France (fourchette basse), et autant de pauvres largement sous les seuils de pauvreté. 
Radiations des listes A,B,C,(D,E) de Pôle Emploi par motifs, moyenne mensuelle (basée sur 1 trimestre) de Mai 2016 :

- Défauts d'Actualisation (bugs informatiques + oublis + des découragés non indémnisés) : 237 500, 44 % des sorties des listes. (+ 22,5 % sur 1 an)
- Radiations Administratives (les punis) : 49 700, 9,2 % des sorties. (+ 14 % sur 1 an)
- Autres Cas (morts, suicidés, emprisonnés, expulsés etc) : 52 200 et 9,7 % des sorties. (+ 0,8 % sur 1 an)

soit 339 400 radiés des listes (62,9 % des sorties) ce mois (moyenne mensuelle sur 1 trimestre) pour autres motifs que :

- Stages parking : 62 700, 11,6 % des sorties. (+ 43,5 % sur 1 an)
- Arrêts maladie, maternité, départs en retraite : 39 300, 7,3 % des sorties. (+ 9,8 % sur un an)

- Reprises d'emploi déclarées : 98 700, ne représentent que 18,3 % des sorties des listesde pôle emploi. ( + 11,4 % sur 1 an )

Demandeurs d'emploi par catégories :

 

 

 
 
A : 3 520 300 + 0,3 % ( - 1 % sur 1 an ).

B : 716 200 -0,8 % ( + 2,1 % sur 1 an ) travailleurs pauvres moins de 78 heures.
C : 1 191 800 + 2,4 % ( + 3,7 % sur 1 an ) travailleurs pauvres de + de 78 heures.
D : 294 400 + 4,9 % ( + 6,1 % sur 1 an ) stages parking, occupationnels etc.
E : 428 900 + 1,6 % ( + 13,1 % sur 1 an ) contrats aidés etc.
TOTAL : 6 151 600 ( données corrigées ), hors DOM TOM, soit + 1,5 % sur 1 an, 51 900 chômeurs de plus, par rapport à Avril.

TOTAL, dom-tom compris : 6 484 200 

Quelques chiffres qui parlent :
Chômage Longue durée (entre 2 et 3 ans) : + 0 % sur 1 an.
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 9,3 % sur 1 an.
Chômage des 50 ans et +, + 5,4 % sur 1 an.

1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 (49,48 %) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER)

Offres d'emploi disponibles, dernier chiffre connu : 613 586, environ 150 000 collectées via pole emploi, les autres via des "partenaires" privés, certaines pouvant apparaitre 7 fois, d'autres sont fictives et/ou mensongères (remplissages de candidatures de boites d'intérim, annonces faussement classées en CDI, etc).

Le + scandaleux, LE CHÔMAGE INVISIBLE, complètement en dehors des statistiques :
Ne sont pas comptés dans ces 6 486 100 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :

1 530 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 530 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 1 000 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.

+ encore 1 100 000 au bas mot, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'unepension d'invalidité, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté.

+ encore 1 400 000 de SANS-DROITS, qui sont principalement : 

- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chomage, ou 807€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 660€ par mois, si vous êtes NON SDF.
-  ds bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA ( 462€ pour une personne seule ), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse ( 65 ans ) qui s'appelle aujourd'hui "A-S-P-A" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.
- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte)
- des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).
- des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.
Faites le calcul vous même, on arrive au total, à + de 10,51 MILLIONS demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/pi-mensuelle-alb16.pdf

Rendez-vous mercredi 27 juillet 2016, pour avoir les vrais chiffres du chômage de Juin 2016. 

source

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
24 juin 2016 02:15

http://www.citoyens-et-francais.fr/

 

Les Très Petites Entreprises (TPE), c’est-à-dire les entreprises de moins de 10 salariés, n’intéressent pas l’INSEE, ni le reste des pouvoirs publics, et c’est bien dommage. Une étude d’Eurostat sur les emplois vacants dans l’Union Européenne vient de le prouver.

Alors que les salariés des TPE représentent 20% de l’emploi salarié total(soit 3 millions de personnes), l’INSEE « oublie » de mesurer parmi eux le nombre d’emplois vacants. C’est bien dommage, car ce chiffre illustre à merveille la tension sur le marché du travail : plus le nombre d’emplois vacants est élevé, plus le marché s’approche du plein emploi. L’oubli de l’INSEE rend donc impossible la comparaison effective des performances françaises avec celles de ses voisins.

À titre d’exemple, les statistiques d’Eurostat donnent les chiffres suivants sur l’ensemble de l’Union :

Job vacancy rates

Comme on le voit sur ce tableau, la Belgique, la République Tchèque, l’Allemagne, la Suède, la Grande-Bretagne, la Finlande, les Pays-Bas, ont entre un poste sur quarante et un poste sur cinquante qui est vacant…

En revanche, des pays semblent totalement sinistrés du point de vue de l’emploi : la Grèce, le Portugal, l’Espagne, la Pologne, l’Irlande, entre autres.

Et sans les TPE, la France en queue de classement

Pour ce qui concerne la France, le taux officiel pour les entreprises de plus de 10 salariés est de 0,8% de postes vacants, soit un poste libre pour 120 postes à peu près, un score trois fois moindre qu’en Belgique ou en Allemagne. Cette statistique en dit long sur les ravages du marché du travail en France où la vacance d’emplois est rare.

On apprécierait néanmoins de connaître le taux de vacances en intégrant les TPE, puisqu’à une époque le MEDEF soutenait que la France disposait de plus de 500.000 emplois non pourvus alors que le gouvernement soutenait qu’il en existait 300.000. En extrapolant les chiffres partiels de l’INSEE, l’estimation juste semble plutôt de l’ordre de 150.000, chiffre avancé en son temps par François Hollande.

Dans tous les cas, ces estimations à vue d’œil montrent bien l’insuffisant dynamisme du marché du travail en France.

Sur le web

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
3 juin 2016 01:11

Les branches sont-elles vraiment plus protectrices que les entreprises, pour les salariés? Les débats sur la loi Travail assurent le triomphe de l’idéologie et des fantasmes qui l’accompagnent.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, en a encore donné un très bel aperçu sur BFM TV, en soutenant sans rire que les accords de branche étaient par principe plus favorables que les accords d’entreprise.

C’est d’ailleurs sur cette croyance naïve que s’appuie l’essentiel du discours tenu par les opposants à la loi travail: l’accord de branche accorderait des garanties que l’accord d’entreprise menace.

On n’en voudra évidemment pas à Philippe Martinez de servir cette soupe manichéenne: face à des journalistes éloignés de ces réalités et à des politiques totalement ignorants des règles en vigueur dans le secteur privé, la tentation est forte d’imposer ces petits (et gros) mensonges sans ménagement ni finesse.

Une petite mise au point s’imposait donc.

L’exemple de la chimie

Prenons, au hasard, la branche dont relève la fédération la plus active (en ce moment) de la CGT, celle où se retrouvent les grévistes qui bloquent les dépôts de carburants: la chimie et ses industries. Il suffit de jeter un coup d’oeil sur l’état du dialogue social dans cette branche pour comprendre l’imposture sur laquelle s’appuie la CGT et, au-delà, les opposants à la loi Travail.

Forte de plus de 200.000 salariés, cette branche est la 15è la plus peuplée de l’économie française (sur un ensemble d’un millier environ). Elle constitue donc un exemple très représentatif des prétendus avantages que le dialogue social de branche apporterait aux salariés, par opposition aux accords d’entreprise. C’est d’ailleurs (supposons-le) pour cette raison que les militants de la CGT y sont très actifs pour défendre la branche contre l’entreprise.

Qui plus est, on rappellera juste que cette branche compte environ 4.000 entreprises, soit une moyenne de 50 salariés par entreprise. Pour être plus précis, on ajoutera que 60% des salariés de la branche chimie travaillent dans des entreprises de plus de 250 salariés. Elle constitue donc, là encore, un bon laboratoire de l’opposition entre dialogue de branche et dialogue d’entreprise, puisque les composantes de la branche ont généralement une taille suffisante pour mener un dialogue social interne structuré et régulier.

Un dialogue social de branche en perdition

En examinant la vitalité de la branche professionnelle, on ne tarde pas à mesurer l’étendue des mensonges proférés par ceux qui accordent à la branche une confiance qu’ils refusent aux entreprises. Voici par exemple la liste des accords de branche signés dans la chimie depuis plus de dix ans:

branches

En dehors des textes sur les salaires, qui sont obligatoires, la branche a signé, en dix ans, 22 accords, soit une moyenne d’un accord par semestre. Dans cette liste, certains sont redondants: l’épargne retraite a donné lieu à 6 accords en dix ans, la formation professionnelle à deux accords, la complémentaire santé également. Bref, les accords véritablement originaux et spécifiques sont rares.

Sur les deux dernières années (2014 et 2015), les industries chimiques ont conclu un total de 9 accords, dont deux accords de méthode sur la réécriture de la convention collective et deux accords sur la complémentaire santé (au demeurant rendus obligatoire par la loi du 14 juin 2013). Un accord sur les contrats de génération était également rendu obligatoire par le gouvernement, de même que celui sur la répartition de la contribution au FPSPP.

En deux ans, la branche peut se targuer d’avoir signé trois accords « libres », tous ayant trait à la formation professionnelle. Cette rapide analyse illustre le caractère extrêmement factice de la négociation de branche, qui répond généralement à une stratégie de « window-dressing » imposée par les textes, et qui s’inspire très peu de l’intérêt des salariés.

Des branches pauvres en contenu

Si la branche « chimie » avait signé trois accords de qualité en deux ans, les défenseurs de la branche pourraient s’en féliciter. Mais là encore, non seulement la vitalité de la négociation de branche est faible, mais l’intérêt des normes négociées et signées laisse vraiment perplexe.(...)

Voilà un remarquable pipeautage qui fait bien sur le papier mais qui n’a jamais amélioré la condition des salariés.

La vitalité du dialogue social d’entreprise

En contrepartie de cette évanescence, le dialogue social d’entreprise dans la chimie semble beaucoup plus dynamique et fructueux pour les salariés.

Par exemple… prenons le cas des négociations salariales chez Total. En 2016, l’entreprise proposait en mesures « garanties » des augmentations allant de 0,7% pour les cadres à 1,2% pour les ouvriers. Parallèlement, les mesures individuelles sont programmées pour atteindre une hausse de 0,7% pour les ouvriers, et de 2% pour les cadres. La politique salariale de Total, pourtant en crise, est donc deux fois plus favorable que celle de la branche.

Dans chiffres équivalents se retrouvent dans d’autres entreprises du secteur.

Cette situation où les accords d’entreprise sont plus favorables que les accords de branche a une explication simple: les entreprises de la branche interdisent à la Fédération Patronale de les concurrencer en leur imposant des normes qui les contraindraient. Dans les branches composées de grandes entreprises, la négociation n’est donc vivante et dynamique que dans les entreprises, sauf très rares exceptions.

Le leurre des branches

Autrement dit, prétendre que l’accord de branche est plus protecteur, pour le salarié, que l’accord d’entreprise, est un mensonge éhonté. Les syndicalistes le savent parfaitement: les fédérations patronales qui négocient les accords n’ont pas les coudées franches pour imposer des normes contraignantes à leurs entreprises.

Le combat contre la loi travail s’exerce aujourd’hui au détriment du salarié, et les syndicats le savent. En revanche, les limites posées au dialogue social d’entreprise permettent de brimer les initiatives locales et de préserver le pouvoir (très illusoire d’ailleurs) des fédérations de branche.

Article écrit par Eric Verhaeghe pour son blog

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
30 mai 2016 00:50
Offres d'emploi by Nina A.J(CC BY-ND 2.0)

Offres d’emploi by Nina A.J(CC BY-ND 2.0)

Cela a échappé semble-t-il presque à tout le monde, mais avant, on donnait les chiffres des radiations administratives et des défauts d’actualisation mois par mois avec la variation mensuelle. Évidemment, si on annonce une baisse du chômage de 0,6 % et que dans le même temps on dit qu’il y a 10 % de radiations en plus, la baisse n’est pas très crédible.

Le chômage ne baisse pas, ce sont les radiations qui augmentent !

Alors pour rendre les statistiques aussi claires que du jus de chique bien mastiqué et permettre de répéter que « la-France-va-mieux », on ne vous donne plus ce chiffre. On vous le met sur les trois derniers mois, histoire d’empêcher toute comparaison précise.

D’après les chiffres du gouvernement, sur un an, le chômage baisse de 0,6 %, soit 22 500 demandeurs d’emploi en moins. Super, applaudissons tous en choeur.

Sauf que sur les 3 derniers mois, d’après les chiffres officiels qu’il suffit juste de lire et consulter, il y a eu :

  • 238 000 radiations pour défaut d’actualisation, en hausse de 9,9 %
  • 46 000 radiations administratives, en hausse de 11,9 %

Dire qu’il n’y a pas de pénurie de carburant c’est bien, mais dans la vraie vie il y a une pénurie de carburant. C’est pareil pour le chômage ou la-France-qui-va-mieux.

Selon le FMI, neuf chômeurs français sur dix n’ont aucune chance de retrouver un emploi

Selon une note publiée ce mardi par le FMI, les profils et diplômes des chômeurs français sont inadaptés au monde du travail actuel… C’est le FMI et Le Point qui le disent.

Alors pour le FMI, il faut évidemment faire des réformes, baisser le coût du travail et tout le tintouin habituel, mais le plus important c’est que les compétences de nos chômeurs sont inadaptées au monde du travail et c’est une évidence.

Pire, de très nombreux pour ne pas dire l’immense majorité de nos jeunes, qui je le rappelle au passage sont notre futur et notre « part d’éternité », sont particulièrement mal formés aux nouvelles technologies et mal préparés au nouveau monde du travail.1

Personne n’explique aux gens comment fonctionne le marché du travail, quelles sont les règles implicites, comment décrocher un entretien d’embauche. Personne. Pourtant, c’est la clef. Celles et ceux qui veulent en savoir plus c’est ici.

Au-delà, le chômage ne baisse pas et il ne baissera pas. Dans un article que Le Figaro consacra à Foxconn, vous pourrez lire qu’une grande entreprise produisant en Chine, vient de remplacer 60 000 ouvriers pourtant pas très chers par des robots encore moins chers.

C’est un tsunami que personne ne veut voir qui déferle sur l’emploi, c’est cela la réalité économique. Tout le reste est de l’enfumage électoral à la limite de bonne guerre ! Le seul problème c’est qu’en vous faisant croire que cela va aller mieux, vous prendrez de mauvaises décisions pour vous-même car l’accès à la bonne information n’est pas toujours facilité, alors qu’il vous permettrait d’adopter les bonnes stratégies de survie professionnelle dans un monde où l’emploi (qui plus est de bonne qualité) est en pleine raréfaction.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
16 mai 2016 01:16

L'impact du chômage va bien au-delà de la simple perte de revenus (qui est déjà un problème en soi) et du coût pour la société lié aux aides, à l'Assurance Chômage et à Pôle Emploi. Le chômage est désormais un véritable problème de santé publique si on en croit la dernière étude du Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) publiée mardi 10 mai 2016. Un problème similaire à celui du tabagisme.

"Le chômage m'a tuer"

La dernière étude du Cese, dont le texte devrait être validé mardi 10 mai 2016 vers 16 heures mais dont le contenu a déjà fuité, montre le chômage sous un angle jusqu'alors peu connu et sous-estimé : il devient un problème de Santé Publique. Un nouveau casse-tête pour la société industrialisée occidentale qui doit faire face à une augmentation généralisée du chômage chez les citoyens.

L'étude se base sur les résultats de diverses recherches internationales liant le chômage à une augmentation de la mortalité. Une période de chômage augmente en effet les risques de "maladies chroniques, hypertension, rechute de cancer" qui tuent, en France, selon les auteurs, entre 10 000 et 14 000 chômeurs chaque année.

Une surmortalité proche de celle du tabagisme

Le chômage a un tel effet néfaste sur la santé que son impact est similaire à celui du tabagisme... l'un des plus gros problèmes de Santé Publique du 21ème siècle. Selon les auteurs et les études internationales le risque de surmortalité chez les chômeurs "est multiplié par trois"... comme pour les fumeurs.

Ainsi, une étude de l'Inserm, l'Assurance Maladie et l'Assurance Vieillesse dévoilait en 2015 que les chômeurs se sentent malades 2,32 fois plus souvent que les non chômeurs. Chez les femmes au chômage, la maladie était ressentie 1,71 fois de plus.

Outre la maladie, la situation du chômeur et sa détresse sociale sont, selon l'étude du Cese, néfastes pour la santé psychologique. "Pour une augmentation de 10% du taux de chômage, le taux de suicide tous sexes confondus augmente significativement de 1,5%" peut-on lire sur l'avis du Cese.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
9 mai 2016 23:09

Pour Etienne Wasmer, professeur à Sciences-Po, le fonctionnement actuel du marché du travail ne permet pas d’absorber de « nouvelles populations », mais il ne facilite pas non plus l’emploi des jeunes. Il est donc favorable à la loi El Khomri. Il est également membre du conseil scientifique de Terra Nova

L’objectif des progressistes pour la présidentielle devrait être un compromis social-démocrate portant sur une flexisécurité à la française.

Entre 2003 et 2005, sous la férule d’un chancelier socialiste, l’Allemagne a profondément transformé son marché du travail avec les réformes Schröder-Hartz, grâce aussi à son consensus sociétal sur la modération salariale. Dix ans plus tard, elle a absorbé les déséquilibres de ses Länder périphériques, a traversé la crise financière en se renforçant économiquement, a constitué des surplus gigantesques et a imposé sa direction politique à l’Europe.

Elle se permet le luxe d’accueillir un million de réfugiés en 2015, et d’en attendre autant en 2016. La France n’a pas fait de réforme structurelle majeure, droite et gauche confondue sur cette même période, le taux de chômage des jeunes dépasse les 20 % et n’a d’égal que les intentions de vote de cette classe d’âge pour le Front national.
(...).

Le statu quo en matière de code du travail améliore-t-il au moins la situation des résidents ? non. La part des précaires chez les 15-29 ans atteint le tiers de la population employée, si on tient compte de toutes les formes précaires d’emploi, contre 12 % dans la population totale, et atteint 50 % pour les 15-24 ans.
S’il est maintenant question de généraliser le RSA aux moins de 25 ans, c’est bien que le fonctionnement actuel du marché du travail est déficient. Le contrat de travail n’est pas la source de tous ces maux, mais la crispation de la relation de travail organisée par un code qui grossit chaque décennie depuis quarante ans est patente ; [...]

Libération

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
30 octobre 2015 02:55

sourceEconomie Matin

 On se fiche de nous mais comme cela fonctionne à merveille nos GM (les gentils mamamouchis) auraient bien tort de s’en priver. Vous trouverez à la fin de cet article mon intervention sur le plateau d’Ecorama… Il ne fallait pas dire que le chômage monte.

Nous devons dire, VOUS dire que le chômage baisse, comme d’autres devaient dire dans l’Ex-URSS que la production de blé battait chaque année des records historiques… sauf que vous ne trouviez pas une miche de pain à manger.

Et bien chez nous, dans la France de 2015 c’est la même chose. Le chômage baisse même si vous ne trouvez pas de travail.

 

Comme vous le savez j’affectionne les indicateurs économiques concrets. Par exemple, je passe un peu de temps à me paramétrer des « alertes » sur les gros sites de recherches d’emplois. Je crois que je vais finir par publier mon propre indicateur du chômage et du travail. Je constate qu’il n’y a pas d’annonce, ou très peu et que le nombre de postes offerts n’augmente pas. Pire, dès que vous recherchez des postes à salaires un peu conséquents (genre plus de 50K€) c’est carrément la disette. Conclusion les salaires ont une tendance à la baisse… sans blague !

 

Cela n’empêche pas sa sainteté majestueuse le premier ministre Manuel Valls (laissez-moi fayoter en paix, c’est important pour ma carrière surtout quand j’ose faire un cours en direct sur les VRAIS chiffres du chômage, je suis mal, faut que je me rattrape…) de juger « encourageante » la baisse du chômage en France !

 

Pour notre Ô Grand Manu (mode fayotage-impertinent bis) c’est même « le résultat des réformes que nous avons engagées et cela doit nous amener à poursuivre »…

 

Sauf que tout ça c’est bidon. Les réformes de Manu elles ne servent à rien. Enfin à rien j’exagère. Cela est utile pour renforcer la « compétitivité » des entreprises… et ne soyons pas naïfs, pour donner un peu plus aux entreprises il faut nous en enlever un peu plus à nous… Logique implacable.

 

Les VRAIS chiffres du chômage… + 166 000!!

 

Bon mes amis, ne vous laissez pas enfumer. C’est simple. Les chiffres ne mentent pas. Tout le monde essaie de me faire dire sur les plateaux que les chiffres mentent… mais le pire c’est que les chiffres sont parfaitement vrais… il faut juste prendre le temps de travailler 5 minutes. Pas plus. Juste 5 minutes.

 

Il faut aller sur le site du sinistère de l’emploi… le ministère du chômage en fait. Là vous pouvez gratuitement télécharger le document complet de la DARES sur les chiffres du chômage.

 

Allez à la page 15…. oui tout en bas.

 

Total chômeurs France, catégorie A,B, C,D,E en Août c’était 6.292,200 chômeurs et en septembre donc un mois après c’était 6,459,200 chômeurs en tout soit une augmentation positivement positive liée à une non-inversion de ladite courbe de … 166 800 chômeurs de plus…. Et voilà comment une baisse annoncée triomphalement de 27 000 chômeurs cache en réalité une augmentation de 166 800 chômeurs…

 

Ma femme me dit oui mais c’est des données brutes et pas des CVS…

 

Paniquez pas avec ce jargon… comme à chaque fois, c’est super simple et vous allez tout comprendre en un clin d’œil.

 

Soit on raisonne en données brutes soit en CVS… les données brutes c’est les chiffres bruts. Genre 1+1=2 ou même 2-1 =1, enfin un truc clair quoi. Le mois dernier les chômeurs étaient 100… ce mois-ci ils sont 200… ça a augmenté de 100… données brutes, car dans cette augmentation de 100 se cache les 95 étudiants qui viennent d’être diplômés, sont rentrés de vacances et viennent de s’inscrire chez l’ami Paul Emploi… donc des esprits brillants ont inventé les CVS… « corrigés des variations saisonnières »… en gros on vous vire les 95 petiots qui viennent de s’inscrire…

 

C’est donc un procédé totalement bidonné et fallacieux qui de surcroît permet tous les tripatouillages. Soyons clairs. Si le chômage baisse, alors il baissera en données brutes (d’ailleurs vous en aurez une preuve un peu plus loin). Tout le reste n’est que mensonge et billevesées.

 

Si les gamins font monter les chiffres en septembre, ils baisseront de mois en mois, tout cela doit s’apprécier dans le temps et dans le temps le constat est implacable. En septembre 2014, en données brutes le nombre de chômeurs TTC (Toutes catégories et pas toutes taxes comprises) était de 6,136,000…

 

Soit 323 000 chômeurs en plus sur un an. Il n’y a aucun triomphalisme à avoir.

 

Plus grave… on entre par une porte dans la catégorie A mais on en sort de plusieurs façons…

 

Même en prenant les bons chiffres, en CVS (vous savez les chiffres corrigés comme on veut) et bien ce n’est pas brillant.

 

Explication. Vous êtes licenciés. Vous allez chez Paul Emploi. Vous vous inscrivez, si vous avez cotisé assez vous aurez 23 mois de chômage devant vous.

 

Basiquement vous allez rester en catégorie A pendant ces 23 mois. Puis, à l’issue de ces 23 mois soit vous avez retrouvé du travail soit vous allez basculer vers une autre catégorie.

 

D’où le fait qu’il faut, à partir de là, se poser deux questions à ce stade du raisonnement.

 

1/ Combien de chômeurs ont-ils quitté la catégorie A parce qu’ils ont trouvé du travail ?

Installez-vous bien. Avalez votre café ou votre croissant parce que en vous marrant vous allez éclabousser le voisin…

 

C’est bon ?…. bien, la réponse se trouve page 10 du document de la DARES…

 

La catégorie concernée porte le nom de « Reprises d’emplois déclarées »… en Août il y en a eu 94,900 et en septembre 2015… 95,200… soit 300 chômeurs de plus qui retrouvent du travail en septembre qu’en Août.

 

Oui mes amis, vous avez bien lu. Statistiquement, seuls 300 chômeurs de plus ont quitté Paul-emploi parce qu’ils ont retrouvé un travail… c’est sur que Manu a de quoi être fier. C’est sur aussi qu’il va falloir en faire encore plus des réformes à ce rythme.

 

Maintenant que l’on a la réponse à la question 1, voici la 2.

 

2/ si les chômeurs de catégorie A ont disparu de la catégorie A pas parce qu’ils ont retrouvé du travail, où sont-ils passés ?

 

C’est là que l’on peut invoquer un enlèvement massif perpétré sans doute par des Ovnis. Ha non, ma femme me glisse dans l’oreille que les extra-terrestres n’y sont pour rien cette fois.

 

Ils sont arrivés en fin de droits plus simplement… et quand vos droits s’éteignent vous changez de catégorie… vous allez percevoir un RSA ou encore une ASS… bref, les autres catégories augmentent logiquement.

 

En conclusion il n’y a pas de baisse du chômage… Mais il y a un poil moins de nouveaux chômeurs !!!

 

Regardez toujours page 10, dans la rubrique « entrées à Pôle emploi ». Prenez le bas du tableau, les données brutes (toujours). Si d’août à septembre l’augmentation est très forte (les jeunes diplômés) en revanche sur un an la baisse de la hausse est réelle.

 

747 000 entrées en septembre 2014, contre « seulement » 716 000 en septembre 2015. Là uniquement réside une « bonne » nouvelle.

 

Il n’y a pas de baisse du chômage. Il y a même une hausse très claire du chômage, mais la hausse est moins rapide. On est donc très loin de la victoire annoncée.

 

Préparez-vous, il est déjà trop tard !

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
26 octobre 2015 03:41

L'Unedic voyait une baisse du chômage pour la fin de l'année, une bouée à laquelle s'accrochait le gouvernement, désespéré devant la courbe des inscriptions qui ne cesse d'augmenter — et avec elle, les prestations de l'assurance-chômage à verser.

Hélas, il faudra une fois de plus attendre : l'Unedic a en effet revu ses estimations et finalement, la baisse symbolique du chômage pourrait bien attendre l'année prochaine.Pour 2015, le gestionnaire de l'assurance-chômage prévoit désormais une forte hausse des chômeurs de catégorie A (qui n'ont pas exercé d'activité) : au lieu des 12 000 prévus pour cette année, ils seront finalement 62 000 !

 

Hausse

Pour ce qui concerne les catégories B et C, c'est à dire les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite, le nombre d'inscrits sera finalement de 166 000. En tout et pour tout, pour 2015, le nombre de chômeurs n'ayant exercé aucune activité, ou une activité réduite, se portera à 228 000 personnes. L'embellie est maintenant attendue pour l'année prochaine et encore, elle devrait être modeste.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
20 octobre 2015 03:28

Le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), Dominique Bussereau, avait tiré la sonnette d’alarme il y a plusieurs semaines déjà : "entre un et cinq départements risquent de se déclarer en faillite d’ici à la fin de l’année si rien n’est fait".

 

Le RSA coûte trop cher

 

Le problème, selon lui ? Les recettes fiscales des départements "stagnent et les dotations de l’Etat baissent".  Parallèlement, "l’Etat n’a pas compensé l’intégralité des versements que nous faisons pour son compte aux prestataires sociaux". C’est là que le bât blesse.  

Certains départements n’ont plus les moyens de payer le RSA de leurs administrés.Alors le gouvernement vient d’annoncer qu’il allait leur donner un coup de pouce financier, faute de quoi les versements risquaient tout bonnement de s’interrompre faute d’argent dans les caisses. Impensable !

Le gouvernement va aider en urgence une dizaine de départements cette année.

 

Des bénéficiaires de plus en plus nombreux

 

Pourquoi sont-ils à ce point en difficulté ? Car le coût du RSA pèse de plus en plus lourd dans les finances des départements. Et pour cause : le nombre d'allocataires n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Actuellement 1,7 million de personnes le perçoivent chaque mois, contre 1,3 million à sa création en 2009. L'Assemblée des départements de France estime que le surcoût engendré s’élève à "700 millions d'euros" cette année.

Le revenu de solidarité active (RSA) est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu’elles atteignent le niveau d’un revenu garanti (si elles sont inférieures à ce dernier).

En 2014, les dépenses des départements ont atteint 9,7 milliards d'euros, compensées à hauteur de 6,4 milliards par l'Etat. Soit un reste à charge cumulé pour les départements s’est chiffré à 3,3 milliards d’euros.

 

SOURCE

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage